Sept grandes tendances de la protection de données

Sept grandes tendances de la protection de données en 2014.

1) Le stockage primaire devient secondaire

Si l’on considère l’augmentation constante du volume de données et l’intérêt stratégique croissant de relier les données historiques aux nouvelles, le stockage primaire perd de sa prépondérance.
Il devient indispensable de transférer les données du stockage primaire au coût élevé vers un support dont l’accès est malgré tout facile. C’est ainsi que tous les regards se tournent vers le stockage multiniveau et que les nouvelles technologies comme le stockage objets et LTFS rencontrent un franc succès.

2) Des données de machines virtuelles sans conversion

L’accent sera mis sur la simplification de la sauvegarde et de l’archivage des machines virtuelles, notamment en conservant le format natif des données. Puisque les environnements virtuels continuent de se généraliser, le besoin en appliances de déduplication virtuelle et en logiciels de sauvegarde pour protéger les données dans leur format natif devrait également s’accélérer.
Les responsables informatiques, quant à eux, réclament des restaurations plus rapides et plus simples, ainsi qu’une plus grande portabilité entre Clouds privés et publics.

3) Les prestataires de services gérés (MSP) et les revendeurs (VARs) se lancent dans le Cloud

De plus en plus de MSPs et de VARs vont certainement enrichir leurs offres de services avec des solutions de sauvegarde (Backup-as-a-Service) et de reprise après incident (DR-as-a-Service) dans le Cloud. À cet égard, les principaux spécialistes du stockage joueront un rôle essentiel en fournissant les technologies sous-jacentes dans la perspective plus globale de concurrencer les leaders du Cloud, tels qu’Amazon.

4) Nirvanix n’est pas le Nirvana

Il est quasi inévitable qu’après l’enthousiasme initial suscité par le potentiel du Cloud public, des problèmes de sécurité et de disponibilité incitent à plus de discernement, surtout après le fiasco de Nirvanix. Les entreprises vont faire preuve d’une plus grande prudence dans leur évaluation de la sauvegarde dans le Cloud public, qui permet certes une réduction des coûts mais assure des vitesses de restauration assez lentes. Sans oublier les inquiétudes quant à la sécurité des données stockées dans des Clouds multilocataires. Il est probable que les clients optent de plus en plus pour des approches hybrides cumulant le meilleur des deux environnements, Cloud public et Cloud privé.
En particulier, les avantages inhérents au fait de garder une copie locale sur site qui garantit disponibilité et rapidité de restauration.

5) La NSA a raison, c’est une question de métadonnées

Si les récentes révélations sur les pratiques d’espionnage de la NSA sont questionnables en termes de respect de la vie privée, l’agence n’est certainement pas la seule à reconnaître l’importance croissante des métadonnées. Pour ce qui est du stockage, ce n’est pas nouveau : les métadonnées système sont primordiales, puisqu’il s’agit des informations relatives à un fichier de données ou objet stocké automatiquement, telles que son auteur, sa taille, sa date de création ou de modification, etc.
L’an prochain, on verra certainement une augmentation de la demande d’automatisation de la collecte des métadonnées application (les informations relatives au contenu d’un fichier de données ou objet) qui associent les données à leur valeur économique et à leur utilisation.

6) La migration des données n’est plus un classique

L’expansion des disques grande capacité et des archives en péta-octets va également obliger les professionnels à trouver un substitut à la migration de données classique. Migrer du contenu vers un stockage RAID traditionnel tous les 3 ou 5 ans est une tâche laborieuse. De plus, peu d’utilisateurs peuvent se permettre d’attendre des mois, voire des années, pour terminer une migration.
Sans oublier les contraintes que doivent surmonter les équipes informatiques pour maintenir le niveau de performance. Par conséquent, la technologie RAID va être de moins en moins efficace et gérable, tandis que le stockage objets de nouvelle génération, avec son architecture qui s’auto-répare et s’auto-protège, va se généraliser comme un moyen d’éviter toute migration.

7) Le stockage fait exploser l’audimat

Comme les programmes télévisuels sont de plus en plus regardés en ligne, les chaînes vont pouvoir mener leurs propres mesures et analyses et obtenir des données bien plus utiles. Toutefois, l’internalisation de cette tâche va non seulement augmenter le volume de données à stocker et à protéger, mais aussi nécessiter de nouvelles méthodes de gestion des données dans de nombreux cas, notamment en développant un système d’archivage multiniveau basé sur des règles plus robuste. Parallèlement, les chaînes seront à la recherche de solutions combinant analyse et stockage.

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