Enjeux du « Big Data » en 2017 : sommes-nous prêts ?

Qu’est-ce que ce phénomène de « Big Data » ? Quels sont ses atouts pour les marketeurs et les communicants ? Sont-ils prêts à tirer parti du volume croissant de données ? Quelles solutions pour préparer leur transition vers le « Big Data » en 2017 ? Le point.

Vous avez dit Big Data ?

Les données générées et échangées dans le monde proviennent de différentes sources telles que le web, les vidéos, les images, les emails, les enregistrements de transactions d’achats en ligne, les signaux GPS… En résumé, toutes nos actions numériques quotidiennes génèrent ces volumes vertigineux de données. On parle alors de « mégadonnées », communément appelée « Big Data»

Ce sont souvent des données non structurées, dont la nature et la taille ne permettent pas une capture, un stockage, une gestion et un traitement classiques. C’est tout l’enjeu des nouvelles applications analytiques qui promettent une meilleure exploitation des données. 

En effet, ces flux infinis d’information ont un potentiel encore peu exploité par les entreprises, notamment les directions de marketing et de communication, des ressources humaines et des finances, premiers départements directement concernés par ce phénomène. 

Pour autant, les entreprises n’en sont pas encore là. Leurs contenus non structurés* générés en interne sont loin d’être organisées et analysées, en raison de leur volume, de leur variété et de leur dispersion. Même au sein de grandes entreprises, les méthodes de gestion manuelles sont bel et bien en place et les tableurs Excel ont le pouvoir. Malgré la maturité des solutions de gestion de contenus et d’actifs numériques, le taux d’équipement des entreprises françaises ne dépasse pas les 16% et affecte l’efficacité de leurs collaborateurs.  Suivre le rythme du « Big Data » est plus qu’indispensable, mais cela passera d’abord par la connaissance précise de leurs contenus et de leurs flux internes. 

Les prémices d’un marché naissant

Si l’on prend l’exemple des marketeurs, des communicants ou des responsables de marques, qui sont les premiers producteurs, détenteurs et promoteurs de contenus, leur problématique d’organisation et d’exploitation des données internes doit figurer parmi leurs priorités dans le but de :

  • Maitriser leur patrimoine numérique ;
  • Augmenter leur efficacité opérationnelle et maîtrise leurs processus ;
  • Fluidifier la collaboration avec leurs partenaires internes ou externes ;
  • Affirmer l’identité de leur marque.

Vient ensuite l’analyse et la transformation en algorithmes de cette mine d’information pour :

  • Personnaliser le parcours et l’expérience client ;
  • Créer de la valeur et renforcer le modèle économique de leur organisation.

Amenés à produire de plus en plus de contenus, les départements de marketing et de communication ne peuvent plus sacrifier leur temps de travail, leur productivité et leur efficacité à la recherche d’information, de documents ou de médias. Si les salariés passent en moyenne 2,5 heures par jour – soit 30% de leur temps de travail - à chercher les bonnes informations et documents pour accomplir leurs missions (étude menée par IDC -International Data Corporation-), c’est qu’ils souffrent d’un manque d’outils d’organisation et de gestion de leurs actifs numériques, alors que des solutions performantes existent et dont l’investissement et le besoin ne sont plus à justifier.

Quelles solutions pour les marketeurs ?

Ces solutions logicielles de Digital Asset Management (DAM), accessibles dans toutes les langues, sont en mesure de :

  • Stocker tous types de données selon des centaines de formats et sans limites de volumes ;
  • Indexer précisément chaque média/ressource et ses métadonnées ;
  • Programmer des flux de travail (workflow) suivant les processus métiers de l’entreprise ;
  • Automatiser les notifications et les alertes suivant des échéances clés ;
  • Partager les données en interne et en externe sans démultiplier les volumes échangés ;
  • Protéger les droits d’auteur ; 
  • Conserver l’historique de collaboration.

Autant d’avantages fournis par des technologies d’automatisation, qui facilitent la vie des collaborateurs, organisent, sécurisent et valorisent les actifs numériques des entreprises. Selon l’institut Gartner "Les données sont intrinsèquement passives. Elles ne font rien sauf si vous savez comment les utiliser, comment agir sur ces données, car la véritable valeur réside dans les algorithmes. Les algorithmes définissent l'action". Les systèmes servant uniquement de bases de données sont alors totalement dépassés. 

Malgré la maturité du marché français du Digital Asset Management (DAM) et la prise en compte des enjeux d’exploitation des données et de contenus par les organisations, l’implantation de solutions informatiques dédiées est encore à ses balbutiements. Les entreprises ont donc tout intérêt à s’équiper et à automatiser leurs processus métiers pour affronter confortablement les exigences futures du Big Data. Comme le souligne Peter Sondergaard, « Pour que les entreprises tirent profit des algorithmes, elles doivent gérer leurs activités numériques en parallèle de leurs activités analogiques existantes ».

(*) Le Big Data se présente sous la forme de données structurées ou non structurées (texte, données de capteurs, son, vidéo, données sur le parcours, fichiers journaux, etc.) (Sources : IBM)

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