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ANALYSE
HTML5 : vers une plus grande productivité des applications Web
Publié le 11/01/2012
Les principaux navigateurs n'ont pas attendu cette étape pour l'implémenter. C'est le cas aujourd'hui de tous les ténors du marché : Internet Explorer, Firefox, Chrome, Safari et Opera. Tous comme les sites Web, qui ont commencé à le mettre en œuvre. En France, on se rappelle de Dailymotion qui avait fait sensation en présentant en septembre 2009 l'un des tous premiers lecteurs vidéo développés en HTML5 (lire l'article : une implémentation des standards au rendez-vous, selon Dailymotion). Pour rappel, les nouvelles balises liées à la vidéo ont été considérées par le marché comme les premiers éléments stables de la spécification. Après les sites Web, des acteurs du SaaS ont commencé courant 2011 à migrer leurs applications en mode hébergé vers le nouveau langage. C'est notamment le cas de deux ténors du marché : Google, pour les Google Apps, et Salesforce. Mais, à la veille de la standardisation du langage, il reste à savoir ce que HTML5 peut réellement apporter aux applications métiers, qu'elles soient en mode SaaS ou développées spécifiquement par les DSI. Concernant l'interface graphique, les possibilités d'animation, rapprochant HTML5 du rendu offert par Flash ou Silverlight, ont déjà été largement détaillées. Historiquement évoqué comme l'un des principaux points faibles du HTML comparé aux applications natives, "le glisser-déposer peut être désormais développé en pur HTML, sans nécessiter le recours à des codes JavaScript tiers", commente Cyril Caillaud, directeur technique de la société de services informatiques Itelios. Ce contrôle devrait donc se révéler plus fluide pour l'utilisateur métier. Combiné aux nouvelles possibilités d'animation, il devrait aussi permettre de créer des outils de reporting analytique en mode Web à la fois plus riches en termes de rendu, mais aussi plus simples à programmer. |
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| Une connexion persistante bi-directionnelle avec le serveur, utile pour le reporting en temps réel |
Pour Cyril Caillaud, les tableaux de bord d'indicateurs pourraient aussi grandement tirer partie des Web Sockets. Un protocole introduit par HTML5, basé sur TCP, qui est conçu pour mettre en place "une connexion persistante bi-directionnelle entre le navigateur et le serveur", décrypte Rodolphe Rimelé dans son ouvrage HTML5 : Une référence pour le développement Web (publié chez Eyrolles). "Les mises à jour de données peuvent ainsi s'effectuer en temps réel", poursuit Cyril Caillaud.
| Des formulaires et processus métier plus performants en termes d'exécution |
C'est d'ailleurs grâce à ces nouveaux dispositifs de stockage et de connexion que Google permet désormais d'opérer Gmail et Google Agenda hors-ligne depuis septembre dernier. Il est ainsi possible d'utiliser la solution de messagerie sans être relié au Web pour rédiger, consulter et archiver ses messages et gérer son calendrier (lire l'article : Google Gmail, Docs et Calendar accessibles hors connexion).
"Faire appel à Ajax et à une base de données côté serveur est envisageable, mais engendre un trafic réseau plus important, une exécution obligatoirement en mode connecté et une mise en place plus complexe", analyse Rodolphe Rimelé dans son livre.
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Enfin, HTML5 pourrait contribuer à optimiser les performances des applications métier. "Un certain nombre de traitements qui étaient jusque là pris en charge côté serveur vont pouvoir être gérés par le navigateur, ce qui contribuera à accélérer l'exécution des processus transactionnels en limitant les allers-retours avec le serveur", pointe Cyril Caillaud chez Itelios."C'est le cas par exemple des opérations consistant à valider que les dates ou les adresses e-mails saisies dans les champs des formulaires, par exemple liés à la validation de commande, sont correctement formées." Cette accélération serait potentiellement synonyme de productivité pour les métiers.
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