Big Data : les DSI restent sceptiques

Big Data, décisionnel et analytique dans les entreprises Le traitement des données en masse ne constitue pas un enjeu clé pour les entreprises. 32% des décideurs tablent sur une hausse des budgets analytiques et décisionnels d'ici 2014. Résultats exclusifs d'une enquête du cabinet Markess.

Dans son référentiel de pratiques "De l'information à la prise de décision : nouveaux modes d'accès et d'analyse pour la performance du business, 2012-2014", Markess International fait le point sur le marché de l'analytique et du décisionnel en France. Les résultats de ce référentiel, tirés d'une étude approfondie menée par le cabinet auprès de 200 décideurs, ont été fournis au JDN en exclusivité.

Parmi les principaux enseignements de ce référentiel de pratiques, on apprend que 66% des décideurs utilisent des solutions analytiques et décisionnelles, et que sur les 17% qui ont des projets prévus sur ce terrain, près de la moitié (41%) tablent sur un lancement de leur chantier d'ici la fin de l'année.

"Les décideurs interrogés utilisent principalement des solutions de restitution : 91% des répondants indiquent disposer de telles solutions ou avoir un projet en cours sur le sujet. Ils recourent principalement aux outils de reporting et aux tableaux de bord décisionnels, et un tiers d'entre eux disposent de suites décisionnelles", précise par ailleurs Markess.

Qualité et analyse des données en tête des améliorations à venir

Parmi les principaux points d'amélioration évoqués en matière d'analytique et de décisionnel, la qualité des données arrive en tête, devant l'analyse, la restitution et la visualisation des données. Quant à l'extraction, l'automatisation, la consolidation et l'archivage des données, ils arrivent loin derrière.

"Sur la question relative aux enjeux, les décideurs interrogés sont relativement peu réceptifs à la gestion des gros volumes de données. Seuls 14% d'entre eux placent le  Big Data parmi leurs trois premiers enjeux de gestion de l'information", fait savoir le cabinet d'études. Une raison à cela ? Il en existe plusieurs : les difficultés à allouer de nouveaux investissements pour mener à bien ce type de projet (compte tenu du contexte économique actuel), mais également le fait que le Big Data ne constitue pas clairement un enjeu pour l'entreprise, voire même un atout pour sa compétitivité.

Seuls 5% des décideurs pensent diminuer leur budget décisionnel d'ici 2014

Un ressenti qui n'entrave cependant en rien la stratégie affichée par les différents fournisseurs (IBM, Tableau Software, Spotter, Cegedim, Opera Solutions...). Tous accroissent leurs efforts de développement en direction de la mobilité, de la verticalisation de leurs offres, mais également en matière d'analyse des données non structurées... et de Big Data.

Concernant l'évolution du budget dédié au décisionnel et à l'analytique, un tiers (32%) des répondants tablent sur une augmentation d'ici 2014 en France. Si une grande majorité (45%) des répondants n'est à l'heure actuelle pas en mesure de se prononcer sur son évolution, 20% d'entre eux indiquent qu'il serait en stagnation. Ils sont moins de 5% à envisager une diminution.

"Sur le tiers des décideurs interrogés anticipant une augmentation de ce budget d'ici à 2014, 7% estiment cette hausse entre 1% et 5%, 13% entre 5% et 10%, et 12% l'estiment à plus de 10%", précise par ailleurs Markess International.

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