Sécurité : pourquoi Wallix, 4 millions d'euros de CA, va entrer en bourse

Wallix en bourse 12 ans après sa création, le spécialiste de la traçabilité du SI s'apprête à entrer en bourse. Son PDG Jean-Noël de Galzain veut changer d'envergure, mais pas seulement.

"Notre taille peut sembler modeste, mais notre ambition est grande", répond Jean-Noël de Galzain, le PDG de Wallix, lorsqu'on lui demande d'expliquer ce qui l'a motivé à introduire son entreprise en bourse. Spécialisée dans la cybersécurité, la société qu'il a co-créée en 2003 est en effet restée à taille humaine : elle emploie une quarantaine de collaborateurs et a généré 4 millions d'euros de chiffre d'affaires l'année dernière, pour un résultat net négatif (321 000 euros de perte). Son document de base vient d'être enregistré par l'AMF : son introduction en bourse, sur le marché Alternext Paris d'Euronext, ne devrait donc plus tarder.

"Wallix va montrer l'exemple"

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Jean-Noël de Galzain, PDG et fondateur de Wallix  © Wallix

Durant ses douze ans d'existence, Wallix a déjà procédé à plusieurs levées de fonds, représentant 11,5 millions d'euros en tout (dont 5 d'aides et de subventions).

Pourquoi ne pas avoir poursuivi dans cette voie, et réaliser un nouveau tour de table ? "Les capitaux-risqueurs pourront tout à fait participer et investir, mais nous ne voulons pas être réduits à une société de capitaux-risqueurs", lâche le dirigeant. "La bourse nous est apparue comme un moyen d'augmenter notre notoriété et notre attractivité. Je veux aussi montrer qu'une voie différente est possible pour les acteurs de notre filière. Wallix va montrer l'exemple", poursuit celui qui est aussi à la tête d'Hexatrust, une association de 25 entreprises du secteur de la cybersécurité.

"Le numérique est une question qui prend une importance croissante, et le secteur de la cybersécurité va logiquement en bénéficier. C'est un projet de croissance que l'on vend", explique Jean-Noël de Galzain, dont l'entreprise a vu son chiffre d'affaires doubler en deux ans, et qui espère faire "au moins aussi bien" pour les prochains exercices. Il souhaite aussi que son groupe atteigne 130 salariés en 2018, c'est-à-dire que son effectif triple en quatre ans. Wallix va plus précisément orienter ses recrutements vers des spécialistes de la qualité logicielle, de l'interface, mais aussi du marketing, des ventes et des RH.

A la conquête de la zone EMEA

Pour l'heure, la valorisation comme la somme que Wallix compte lever ne sont pas communiquées, mais les fonds devront évidemment permettre à l'entreprise de se développer à l'international. Se renforcer en Angleterre, mais aussi partir à la conquête de l'EMEA, et plus précisément de l'Allemagne, de l'Italie et des pays nordiques fait partie de la roadmap.

La feuille de route prévoit également de nouveaux partenariats, comme ceux déjà conclus avec Bull ou Atos. Les cibles citées sont les hébergeurs de données sensibles, ou liées à la santé. Côté lancement de produit, Wallix, connue pour ses solutions dédiées à le traçabilité et la sécurisation des accès, va verticaliser son offre, en direction des hébergeurs de cloud et des infogérants notamment. Un système de coffre-fort de mot de passe est aussi annoncé pour 2016.

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