Des recommandations écologiques pour faire bon usage de l'imprimante

Les efforts de fabricants comme Lexmark ne sont qu'une facette de l'impression verte. Car la source n°1 de pollution, c'est le papier. D'ou l'idée d'éduquer les salariés.

Dans le domaine de l'informatique d'entreprise, l'écologie tient indéniablement le haut du pavé. Ses promoteurs se recrutent actuellement chez les fabricants de serveurs et d'ordinateurs qui rivalisent d'ingéniosité pour présenter des produits qui consomment moins d'énergie. Arbitre et aiguillon de cette compétition au toujours plus propre, l'organisation Greenpeace organise de multiples classements qui récompensent les uns et blâment les autres.

Mais chez les fabricants d'imprimantes, la course à la réduction de la consommation énergétique n'a pas véritablement de sens à l'heure actuelle tant le gaspillage à lieu ailleurs. "L'énergie joue un rôle négligeable dans l'impression à l'inverse des autres produits informatiques comme le serveur. En revanche, l'impact écologique majeur, c'est le papier ", explique Dominique Ortoli, responsable des programmes de développement durable pour la France chez Lexmark.

En effet, avec des imprimantes recyclables à 99% et des produits conservés par les entreprises généralement entre 7 et 10 ans, les fabricants d'imprimantes se tournent vers les problématiques de gestion de l'impression au sens large dans les entreprises pour évoquer la question écologique.

43% de réduction sur le coût du matériel

"Notre offre en direction des entreprises contient un audit qui permet de réaliser un état des lieux. Il permet de proposer aussi des solutions d'aménagement de l'espace des lieux de travail", poursuit Dominique Ortoli. Un audit qui permet aussi aux entreprises de rationaliser leurs dépenses, une chose difficile à faire tant l'éclatement des coûts d'impression dans une comptabilité, même analytique, rend opaque cette ligne budgétaire.

Un aménagement de l'espace est nécessaire car pour les fabricants d'imprimantes, la performance de leurs produits passent en premier lieu par l'agencement de la zone d'impression au cœur de l'espace de travail des entreprises. Si le lieu de travail est un plateau, une succession de bureaux cloisonnés, ou bien encore des box, la question de l'impression de documents se posera différemment.

Dans une optique de rationalisation de l'impression, Lexmark a opté dans ses locaux pour un agencement qui ramène les lieux d'impression de 67 à 23, soit 43% de réduction sur le coût du matériel. Une réflexion qui a également eu un impact sur la consommation électrique.

Mais la grande question pour les entreprises reste aujourd'hui celle de la gestion des pratiques d'impression par les employés. Un travail auquel s'attelle également les fabricants d'imprimantes qui espèrent ainsi par leurs conseils avisés s'attirer les bonnes grâces des clients.

Une charte destinée à sensibiliser l'utilisateur

Il faut dire que des chiffres montrent l'ampleur du gaspillage, tant économique qu'écologique, pratiqué par les utilisateurs en entreprise. Une étude Ipsos datée de décembre 2007 montre qu'un employé européen imprime trente et une pages par jour, et qu'une page sur six ne sera jamais lue. Par ailleurs, 61% des personnes interrogées déclarent gaspiller autant voire plus de papier qu'il y a deux ans.

Une croissance des volumes d'impression qui bat en brèche le mythe de l'informatique que l'on croyait il y a 15 ans capable grâce à ses outils tels que le courrier électronique et la messagerie instantanée d'éradiquer le papier des entreprises.

D'où l'idée de sensibiliser l'utilisateur par divers moyens plus ou moins contraignants. Certains fabricants comme Canon proposent une charte en collaboration avec l'organisation de préservation de la nature WWF (World Wide Fund for Nature). Cette charte se traduit par six conseils qui tombent sous le sens mais qui sont pourtant rarement adoptés :

 Imprimez le moins possible et archivez automatiquement vos documents au maximum.

 Imprimez en recto verso, deux pages par feuille, en mode brochure et en mode éco.

 Utilisez du papier recyclé ou labellisé FSC (gestion durable des forêts).

 Utilisez du papier plus léger, 80 grammes suffit amplement pour un usage courant.

 Adoptez des normes de présentation avec des marges plus étroites et des polices de caractère adaptées.

 Triez vos papiers dans les poubelles à cet effet.

Chez Lexmark, on propose de "mettre la fonction recto verso par défaut sur les travaux d'impression" et de "valider les travaux d'impression une fois devant l'imprimante par un système de badge. Ainsi, les travaux d'impression dont on ne veut plus ne sont pas imprimés", explique Renaud Deschamps, le responsable de Lexmark pour la France.

Des mesures plus coercitives qui ont permis en une année de pratique de réduire de 43% la consommation de papier mais aussi de 52% les déchets générés par la consommation de toner.

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