Bien négocier son passage à IPv6 (par Mohsen Souissi, Afnic) Qu'y a-t-il de nouveau avec IPv6 ?

Du 32 au 128 bits

 Tout d'abord, IPv6 offre un plus grand espace d'adressage qu'en IPv4 : on passe d'un codage des adresses en IPv4 sur 32 bits (4.3 milliards d'adresses) à un codage en IPv6 sur 128 bits (soit 340 milliards de milliards de milliards de milliards d'adresses).

De ce fait, IPv6 apparaît comme "activateur" d'usage ("enabler"), quelque chose qui repousse l'imagination. C'est aussi l'occasion de rétablir le modèle de communication "de bout en bout", l'un des fondements d'IPv4 qui a été ébranlé par l'arrivée massive de boîtiers de traduction d'adresses ("NAT").

 

"IPv6 offre une meilleure intégration du multicast"

 Par ailleurs, IPv6 apporte une nouvelle forme d'auto-configuration, dite "sans état" pour les machines hôtes. Ce mécanisme consiste pour un hôte à construire automatiquement une adresse locale lui permettant de communiquer avec ses voisins, puis à construire une adresse IPv6 globale sur la base d'informations annoncées par un routeur local au lien réseau. Le mode d'auto-configuration sans état s'ajoute à celui de l'auto-configuration "avec état" existant, rendu par le service DHCP.

 

 Enfin, IPv6 offre une meilleure intégration du multicast ainsi qu'une meilleure prise en charge des extensions fonctionnelles, en les encapsulant dans des en-têtes optionnels dédiés, tels que ceux pour la sécurité ou la mobilité.

 

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Il y aura 340 milliards de milliards de milliards de milliards d'adresses avec l'IPv6. © Fotolia

Pour en savoir plus : ceux qui souhaitent connaître dans les détails les apports d'IPv6 et la manière dont cette nouvelle version du protocole IP fonctionne peuvent se référer au livre en ligne, "IPv6, Théorie et pratique". 

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