Trucs et astuces pour devenir une licorne

Aujourd’hui, les start-up cherchent avant tout à développer aussi rapidement que possible de nouveaux usages ou bouleverser des processus existants. Elles doivent également développer très vite leur activité pour bénéficier d’un maximum d’adhésion.

Dans un écosystème toujours plus ouvert et fluctuant, il est extrêmement difficile de garder un secret. Les idées, principales carburant des startups, circulent désormais librement. Lorsqu’un entrepreneur en herbe ou confirmé lance un concept, il ne dispose que de très peu de temps pour agir. Il est donc essentiel de pouvoir proposer très vite la première version d’une application, d’une plateforme innovante ou d’un nouveau service, non seulement afin de poser un jalon, mais aussi pour commencer à mesurer les réactions des utilisateurs et obtenir leurs retours.

 

Il faut ensuite agir en fonction de ces retours. Les utilisateurs et les consommateurs sont désormais habitués à faire entendre leur voix. Les startups n’y prêtant pas attention, ou ne prenant pas les mesures adéquates par rapport à leurs retours peuvent s’attendre à disparaître rapidement.

Place aux architectes à forte valeur ajoutée !

Dans des zones riches en startups comme la Silicon Valley, Londres, Berlin, Paris et Tel Aviv, les bons ingénieurs, ayant les compétences nécessaires pour travailler dans une startup, sont rares et coûtent cher. Il faut par conséquent tirer le meilleur parti de leur temps et ne pas leur demander de réinventer la roue. Pour simplifier, il ne faudra pas confondre « ingénieur » avec « développeur » mais appréhender la fonction comme celle d’un « architecte ». Idéalement, le quotidien d’un architecte logiciel dans une startup doit se rapprocher au maximum de 0 % de code, 100 % d’intégration.

Créer des fondations solides

La première impression est souvent celle qui reste. Une application ou un service ne fonctionnant pas comme prévu, c’est l’assurance de perdre des clients et de passer à côté d'une opportunité de croissance. En particulier, la solution ne doit en aucun cas casser sous la charge. Dans le cas contraire, l’idée sera tuée dans l’œuf et la startup immédiatement discréditée. Pour réussir, il est donc crucial se s’appuyer sur une architecture et une infrastructure fiables et éprouvées.

La plateformisation, un modèle économique à part entière

L’avantage des plateformes est qu’elles permettent de réutiliser au maximum les composants et les services existants. Cette tendance à la plateformisation doit commencer au niveau de l’infrastructure informatique.

 

Les applications contemporaines tournent dans le cloud et sont accessibles via des navigateurs ou mobiles. Mais certaines plateformes cloud proposent plus que de la puissance de calcul : les PaaS offrent un scope étendu, de la base de données à la gestion des processus métiers, et de la plateforme d’applications à la plateforme d’APIs – le tout sous forme de services. De nombreux services peuvent également être intégrés à une solution, dont, par exemple, des services de paiement, accessibles via des APIs.

Les « NE PAS » à appliquer !

Les startups doivent se concentrer sur leur domaine de compétence pour réussir. Il est essentiel que les efforts soient canalisés pour fournir un service, déployer une application et développer la base d’utilisateurs afin de devenir une référence avant que l’idée ne soit copiée.

 

En clair, la règle du jeu sera d’exploiter au maximum les outils et services disponibles en dehors de l’organisation et, par exemple, ne pas :

  • négocier avec les banques et les sociétés émettrices de cartes de crédit mais opter plutôt pour un fournisseur spécialisé dans la fourniture de tels services via des APIs ;
  • redévelopper une interface d’envoi de SMS mais utiliser des services intégrables à l’application ;
  • créer ses propres outils de reporting, mais incorporer plutôt des composants de reporting et d’analyse existants.

De plus, ces services, ainsi que les APIs utilisées pour les exploiter seront déjà testés sur le terrain. Ils seront également capables de prendre en charge des milliers, voire des millions d’utilisateurs simultanés, et évolueront constamment pour s’adapter aux dernières normes et réglementations.  

 

Si les startups tiennent compte de ces prérequis, les concepts innovants qu’elles proposeront seront très certainement couronnés de succès. En revanche, si elles se perdent dans les dédales du labyrinthe du développement « maison », elles rateront le coche pour devenir une licorne !

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