Confidentiel : Mojjo lève 300 000 euros pour révolutionner… le tennis

La start-up connecte le terrain de tennis, analyse le jeu et fournit des statistiques détaillés et permet aux joueurs de revivre leur match.

Mojjo, start-up parisienne passée par le Tremplin, incubateur dédié au sport, vient de boucler sa première levée de fonds de 300 000 euros auprès de business angels, parmi lesquels Xavier Gury et Thierry Vandewalle.

La jeune pousse cofondée en 2013 par Emmanuel Witvoet, Charles Chevalier et Julien Vernay propose aux fédérations et clubs de tennis de connecter leurs cours pour leur fournir une analyse précise des matchs qui s'y déroulent. Une unique caméra HD filme le match, et les joueurs peuvent voir directement sur une borne interactive des vidéos montées à la volée ainsi des statistiques de jeu. Mojjo apporte ainsi davantage qu'une raquette connectée : la start-up propose de la vidéo augmentée et des données de jeu pour tous les joueurs, ainsi que de revoir le match point par point sans temps morts (en conservant uniquement les temps de jeu).

Convaincre 50 clubs d'ici fin 2016

La technologie de Mojjo, commercialisée depuis septembre, est déjà utilisée par les clubs de tennis d'Asnières et de Courbevoie. Elle coûte 3 000 euros à l'installation puis est soumise à une licence de 1 500 à 5 000 euros par an et par cours. Objectif de la start-up : convaincre 50 clubs d'adopter sa technologie d'ici fin 2016.

"Les premiers retours des clubs sont très positifs, avec en moyenne trois matchs par terrain analysés chaque jour, et des joueurs de tout niveau qui utilisent notre solution, explique Emmanuel Witvoet, dirigeant. On mise beaucoup sur la simplicité, le côté ludique et l’instantanéité pour créer de la récurrence d’usage."

Débriefs des matchs et organisation de tournois

De nouvelles fonctionnalités devraient bientôt voir le jour : débrief des matchs par les coachs directement dans la vidéo, organisation automatique via mojjo d’un tournoi permanent… "Nous travaillons aussi en permanence sur l'enrichissement des statistiques", assure le cofondateur.

Des pilotes à l'étranger en 2016

Grâce aux fonds levés, les trois dirigeants vont recruter cinq salariés, commerciaux et développeurs, d'ici début 2016. Et déjà, l'équipe pense à l'internationalisation. "Nous souhaitons lancer quelques pilotes à l'étranger en 2016", indique Emmanuel Witvoet.

Levée de fonds / Business angel