Comment le fondateur d'Uber a tenté de saboter la levée de fonds de Lyft

Guerre Uber contre Lyft Les deux start-up reconnaissent leur concurrence déloyale mutuelle. Tricheries, mensonges, intimidation, toutes les méthodes sont bonnes pour parvenir à ses fins.

Travis Kalanick, directeur général d'Uber, a reconnu avoir tenté de saboter la collecte de fonds de son plus grand rival, Lyft. Dans son portrait pour Vanity Fair, il a déclaré à Kara Swisher : "Nous savions que Lyft allait lever des sommes considérables. Nous nous sommes entretenus avec leurs investisseurs et leur avons déclaré que nous aussi nous collecterions des fonds, afin qu'ils soient certains de vouloir investir dans Lyft tout en sachant que nous lèverions de l'argent juste après eux", a expliqué Travis Kalanick. Selon toute vraisemblance, il s'agit là d'une tentative éhontée de mettre des bâtons dans les roues de son opposant. Au mois d'août, les méthodes audacieuses employées par Uber avaient été révélées : la marque envoyait des ambassadeurs pour réserver des trajets clandestins auprès de Lyft avant de persuader les chauffeurs de quitter la société au profit d'Uber.

Cette déclaration de la part de Travis Kalanick illustre de manière explicite la guerre que se livrent les deux sociétés. Chacune a tenté de corrompre les chauffeurs de son concurrent. Uber traque ceux de Lyft, et vice versa. Tous deux s'accusent d'agissements obscurs, tels que réserver des trajets auprès de leur rival puis les annuler.

Mais cela n'était jamais arrivé qu'un dirigeant reconnaisse ouvertement avoir tenté de saboter la levée de fonds d'un concurrent. Que cela arrive, c'est une certitude, mais en général, personne ne le clame haut et fort.


Article de Jay Yarrow, Traduction de Floriane Wittner, JDN

Voir l'article original : The CEO Of Uber Proudly Admits He Tried To Nuke His Biggest Rival's Fundraising

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