Coupe du monde 2026 : la FIFA "espère récupérer près de 9 milliards de dollars" grâce aux droits télé, aux sponsorings et à la monétisation

Coupe du monde 2026 : la FIFA "espère récupérer près de 9 milliards de dollars" grâce aux droits télé, aux sponsorings et à la monétisation Un jackpot pour la FIFA attendu sur une édition de tous les records et de tous les excès.

Le coup d'envoi de la Coupe du monde 2026 à peine donné, jeudi 11 juin, la Fédération internationale de football association (FIFA) s'annonce comme la grande gagnante de l'édition. L'instance "espère récupérer près de 9 milliards de dollars, un record historique" sur le tournoi, via les droits télé, les sponsorings et "toute la monétisation" autour de l'événement, selon l'économiste du sport Virgile Caillet, cité par France Télévisions.

Ce montant, qui porte sur la seule année 2026, s'inscrit dans un cycle 2023-2026 que la FIFA estime à environ 13 milliards de dollars, en hausse de plus de moitié par rapport au Mondial 2022 au Qatar. Le passage de 32 à 48 équipes, et de 64 à 104 rencontres, élargit les audiences et démultiplie les recettes de billetterie, de droits marketing et d'hospitalités, sur une compétition que Le Monde décrit comme celle "de tous les records et de tous les excès". L'organisation tripartite entre États-Unis, Canada et Mexique, et la dispersion des sites, gonflent toutefois les coûts logistiques et l'empreinte environnementale.

Une économie de la consommation organisée autour des stades

Au-delà des droits et des sponsors, la compétition met en place toute une économie de consommation. Dans les stades, où l'alcool sera autorisé, restauration rapide et produits sous licence sont au cœur du dispositif, les géants américains du secteur espérant un pic de fréquentation. Les prix pratiqués sont élevés : dans l'enceinte de la finale, "14 dollars la bière, 13 dollars le sandwich", témoigne un supporter auprès de France 2, soit "la moitié du prix de mon billet".

Le marché des produits dérivés (maillots, figurines, objets sous licence) figure aussi parmi les gagnants récurrents du Mondial, porté par la ferveur populaire. La monétisation se joue ainsi sur deux fronts : dans les stades, via la restauration à prix fort, et hors les murs, via le commerce de détail et les licences. "Ce sera la Coupe du monde du business à coup sûr", résume Virgile Caillet.