L'Insee annonce un net ralentissement de l'inflation en France en juin 2026, à 1,8% sur un an

L'Insee annonce un net ralentissement de l'inflation en France en juin 2026, à 1,8% sur un an L'inflation recule nettement en juin, portée par la baisse des prix de l'énergie, après plusieurs mois de hausse continue.

L'inflation est repartie à la baisse en juin sur un an, à 1,8%, après 2,4% en mai, selon une première estimation dévoilée par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) ce mardi. Il s'agit d'un net reflux, après quatre mois de hausse continue des prix à la consommation provoquée par la guerre au Moyen-Orient. Ce recul marque la première baisse de l'inflation depuis le début de l'année, alors que le taux repasse sous la barre symbolique des 2%, atteignant son niveau le plus bas depuis mars.

Les causes du ralentissement

Cette décélération de l'inflation s'explique en premier lieu par le "fort ralentissement des prix de l'énergie, notamment ceux des produits pétroliers", en constante baisse depuis la mi-juin et le protocole d'accord conclu entre l'Iran et les Etats-Unis pour mettre fin à leur conflit. En fin de semaine dernière, l'essence sans plomb 95-E10 est tombée sous les 1,90 euro le litre en moyenne (1,8842 euro), selon les données hebdomadaires du gouvernement. Quant au gazole, il s'affichait en moyenne à 1,8691 euro le litre, très loin du pic atteint mi-avril, à plus de 2,30 euros.

La forte hausse de l’inflation au printemps 2026 s’expliquait principalement par l’accélération des prix de l’énergie, en particulier des produits pétroliers, dans un contexte de conflit au Moyen-Orient. Le blocage du détroit d’Ormuz avait entraîné une flambée des prix du pétrole.

Outre l'énergie, "les prix des services ralentiraient aussi sur un an, mais dans une moindre mesure, comme ceux de l'alimentation ; la baisse de ceux des produits manufacturés s'accentuerait, en partie pour des raisons calendaires, la collecte de juin comportant plus de jours de soldes que l'an dernier", ajoutent les statisticiens nationaux dans leur note.

Dans sa dernière note de conjoncture parue mi-juin, l’Insee tablait sur une inflation à 2% en juin sur un an, liée au reflux des prix des produits énergétiques, en particulier pétroliers, ainsi qu’à une diminution plus soutenue du glissement annuel des prix des produits manufacturés. L’institut soulignait également l’effet ponctuel du calendrier des soldes, qui devait tirer l’inflation à la baisse en juin avant un rebond attendu en juillet.

Perspectives pour les prochains mois

L’Insee voit l’inflation de nouveau accélérer dès le mois d’août et jusqu’à la fin de l’année, pour atteindre 2,7% en décembre sur un an.

En mai 2026, l’inflation sur un an était de 2,4% selon l’Insee. En avril 2026, les prix à la consommation augmentaient de 2,2% sur un an, après +1,7% en mars. Sur les années précédentes, l’inflation annuelle s’est élevée à +0,9% en 2025, +2,0% en 2024, +4,9% en 2023 et +5,2% en 2022.