Serge Papin estime que l'été 2026 devrait confirmer l'attractivité touristique de la France

Serge Papin estime que l'été 2026 devrait confirmer l'attractivité touristique de la France Malgré un contexte international tendu, la France anticipe une progression des réservations touristiques pour l'été 2026, portée par la diversité de son offre et la dynamique de certaines clientèles internationales.

L'été 2026 est bien orienté en France, en dépit de l'attentisme des touristes sur fond de tensions géopolitiques, a indiqué à l'AFP Serge Papin, ministre des PME, du Commerce, de l'Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d'achat. Alors que les professionnels du secteur ont fait état d'un recul des réservations de mars à début juin, dû en particulier à la guerre au Moyen-Orient et aux hausses de prix qui en ont découlé, la tendance est désormais en progression, affirme le ministre lors d'un entretien à l'AFP lundi. "Les clignotants sont plutôt au vert sur tous les registres, à la fois géographiques, c'est-à-dire tous les endroits, et en même temps, sur tous les profils de clients, du camping au palace", dit-il.

Dans le détail, les réservations pour des hébergements en France d'ici fin septembre sont attendues en croissance comprise entre 1% et 5% sur un an pour les visiteurs français et internationaux, selon le ministre. "Il y a des clientèles internationales en pleine dynamique, comme par exemple +16% de Sud-Coréens, +21% de Mexicains et +20% d'Australiens", ajoute-t-il. Pour Serge Papin, les réservations de dernière minute peuvent "être une contrainte ou une opportunité. On s'aperçoit que l'attentisme, au fond, nous bénéficie."

Une offre diversifiée et des atouts renouvelés

Le ministre met en avant "un effet Notre-Dame indéniable" depuis la réouverture de la cathédrale fin 2024, après cinq années de travaux, ou encore l'extension de Disneyland Paris avec l'ouverture récente du monde de la Reine des neiges. "La France est aussi le pays qui a le plus d'événements de notoriété internationale", dit-il, citant notamment le Tour de France ou les concerts de Céline Dion, prévus en septembre-octobre.

En 2025, la France avait accueilli 102 millions de visiteurs internationaux, contre 100 millions en 2024, permettant d'engranger des recettes record de 77,5 milliards d'euros. "L'ambition, c'est d'arriver à 100 milliards de recettes en 2030", souligne le ministre, via une offre diversifiée, qui permet des séjours plus longs.

Début juillet, le Syndicat des entreprises du Tour Operating (Seto) avait anticipé un été 2026 moins bon que l'an dernier. Toutefois, selon le syndicat, la France était la seule destination voyant le nombre de voyageurs grimper, dopée notamment par les moyennes montagnes avec leurs températures moins élevées.