Google annonce avoir modifié sa méthode de rémunération de la presse après la saisie de l'Autorité de la concurrence par près de 300 titres français
Google assure avoir mis à jour sa méthode de rémunération de la presse "pour bien prendre en considération l'affichage du contenu protégé au sein des aperçus IA et d'AI Mode", selon l'entreprise à franceinfo mardi 11 août. Cette annonce intervient après la saisie de l'Autorité de la concurrence par l'Alliance de la presse d'information générale (Apig), organisme collectif regroupant près de 300 quotidiens français, en réaction au déploiement fin juillet par Google de résumés par intelligence artificielle.
Selon les éditeurs, ces nouveaux outils pourraient entraîner une perte de "entre 33% et 38%" de trafic sur leurs sites, un risque jugé majeur alors que le secteur fait déjà face à des baisses de revenus et à des suppressions de postes dans plusieurs groupes de médias.
L'Apig saisit l'Autorité de la concurrence
L'Apig a annoncé mardi 11 août 2026 être passée à l'offensive devant l'Autorité de la concurrence, dénonçant "le déploiement unilatéral de nouveaux usages des contenus de presse, sans autorisation préalable ni rémunération dédiée", ce qui "méconnaît ces engagements", et demandant à l’Autorité "de demander le respect par Google des engagements pris en 2022" (communiqué Apig, 11 août 2026).
Les médias français craignent que l'affichage de ces résumés IA directement dans les résultats de recherche prive leurs sites d'une part importante de leur audience.
Le groupe affirme être actuellement en pleine négociation avec l'Apig ainsi qu'avec d'autres éditeurs ou représentants d'éditeurs, et certifie avoir prévenu plus de 450 éditeurs français en amont pour exposer sa démarche. Selon Google, "les éditeurs de sites ont le choix d'apparaître ou non dans ces fonctionnalités d'IA".
L'entreprise explique également que l'outil dissocie les informations générées par intelligence artificielle et celles issues de la recherche "traditionnelle". Google insiste enfin sur le fait que la France était l'un des derniers pays au monde où ces fonctionnalités n'étaient pas encore disponibles.