L'Autorité des marchés financiers alerte sur la multiplication de faux articles usurpant l'identité de médias français

L'Autorité des marchés financiers alerte sur la multiplication de faux articles usurpant l'identité de médias français L'AMF met en garde contre une vague d'escroqueries en ligne utilisant de faux articles de presse pour promouvoir une plateforme de trading frauduleuse non autorisée.

L'Autorité des marchés financiers (AMF) alerte, mercredi 19 août, sur la multiplication de faux sites d'information usurpant l'identité visuelle et le nom de médias français, dont franceinfo, afin de promouvoir une plateforme de trading frauduleuse baptisée BitKeltTrade, selon un communiqué consulté par franceinfo. Ces derniers jours, plusieurs faux sites reprenant l'identité visuelle de médias comme Le Monde, Le Figaro, franceinfo ou TF1 ont été identifiés par l'AMF.

Des faux articles pour promouvoir une plateforme illégale

Ils publient de "faux articles de presse" présentant de prétendus moyens de "s'enrichir rapidement" grâce à la plateforme BitKeltTrade, qui affirme s'appuyer sur l'intelligence artificielle et ne "fait l'objet d'aucune autorisation au sein de l'Union européenne". La plateforme a été inscrite sur la liste noire de l'AMF, qui indique que d'autres sites sont en cours d'analyse.

Ces contenus usurpent également l'identité de personnalités françaises issues notamment du sport, de la politique, de l'audiovisuel ou du monde économique, ainsi que celle de représentants d'autorités. On peut par exemple voir apparaître Elise Lucet, Léa Salamé, Nagui ou encore Bernard Arnault. Les faux articles leur attribuent de "fausses déclarations ou de prétendus investissements réalisés" par l'intermédiaire de cette plateforme.

"Ces sites n'ont qu'un seul but : inciter le lecteur à cliquer sur le lien permettant de rejoindre la plateforme frauduleuse et à remplir un formulaire de contact pour pouvoir être recontacté." Ces contenus racontent que cette "solution d'investissement idéale" est "cachée du grand public" et est révélée "à l'occasion d'incidents survenus lors d'émissions de débats ou d'interviews télévisées". L'un de ces contenus évoque même "un pseudo programme gouvernemental" présenté comme "supervisé ou administré par l'AMF". L'AMF recommande de ne pas transmettre ses coordonnées.

Rappels réglementaires et vigilance accrue

L'AMF rappelle que "seules les sociétés agréées comme prestataires de services d'investissement dans l'UE" peuvent proposer des services de courtage comme le trading sur le Forex ou les instruments financiers. Les services d'achat-vente, de conservation ou de négociation de cryptoactifs proposés au public français sont également réservés aux prestataires agréés dans l'Union européenne.

La liste noire des entités non autorisées à proposer des produits ou services financiers en France est régulièrement mise à jour par l'AMF et disponible sur son site. Les autorités rappellent également que la publicité directe ou indirecte, diffusée par voie électronique, de ces investissements très risqués est interdite sauf agrément ou enregistrement auprès de l’AMF.

L'usurpation d'identité de médias et de personnalités publiques pour promouvoir de faux placements financiers est un phénomène récurrent, selon l'AFP et l'AMF.