Le nombre d'emplois vacants dans le secteur privé recule de 3% au deuxième trimestre

Le nombre d'emplois vacants dans le secteur privé recule de 3% au deuxième trimestre Le nombre d'emplois vacants dans le privé a reculé de 3% au deuxième trimestre 2026, atteignant 433 600 postes, selon la Dares.

Le marché du travail français poursuit son ralentissement. Selon des chiffres provisoires publiés mercredi 19 août 2026 par la Dares, la direction statistique du ministère du Travail, "le nombre d'emplois vacants dans le privé a reculé de 3% au deuxième trimestre, atteignant 433 600 postes".

Dans le détail, la diminution du nombre d’emplois vacants a touché l’industrie, la construction et le tertiaire marchand, avec des reculs respectifs de 4%, 3% et 4%. A l’inverse, le tertiaire non marchand a enregistré une hausse de 6% sur la même période. Ce mouvement s’inscrit dans un contexte de ralentissement global du marché du travail, où les entreprises ont freiné leurs recrutements.

Un net repli depuis le pic de 2022

La tendance baissière est particulièrement marquée si l'on compare la situation actuelle au pic observé fin 2022. "Le nombre d'emplois vacants est en net repli par rapport au pic de fin 2022, de 36% précisément", indique la direction statistique du ministère du Travail.

Les emplois dits vacants regroupent trois cas de figure pour lesquels l'employeur a engagé des démarches actives de recrutement en CDI, CDD ou contrat saisonnier : postes nouvellement créés ou inoccupés, ou sur le point de se libérer après une démission, par exemple. Au deuxième trimestre, 43% des emplois déclarés vacants correspondaient à des emplois inoccupés, 31% à des emplois nouvellement créés et 26% à des emplois sur le point de se libérer, des pourcentages quasi inchangés sur un an, toujours selon la Dares.

"433 600 emplois vacants ne signifie donc pas 433 600 emplois non pourvus du fait de manque de candidats mais 433 600 postes à pourvoir." Cette distinction nuance l’interprétation des chiffres et rappelle que le volume d’emplois vacants ne reflète pas uniquement les difficultés de recrutement.

La baisse du nombre d’emplois vacants a des conséquences directes sur les tensions du marché du travail. "Plus il y en a, plus les difficultés de recrutement augmentent car les salariés et les chômeurs sont en position de force. A l'inverse, moins il y en a et plus les difficultés de recrutement diminuent car ce sont les employeurs qui ont le choix, comme c'est le cas depuis un an au moins d'une manière globale."

Le dernier baromètre annuel de France Travail avec le Credoc, publié en avril, faisait état de 2,3 millions de projets d'embauche cette année, un plus bas depuis 2018, dont un peu moins de 44% étaient anticipés comme difficiles par les employeurs, soit une diminution de 6,3 points par rapport à 2025.

Un marché du travail en mutation

D’autres indicateurs témoignent d’un effritement, même relatif, du marché du travail. Selon l’Insee, le taux d'emploi des 15-64 ans a reculé au deuxième trimestre pour presque toutes les tranches d'âges sauf pour celle des 60-64 ans, du fait de la réforme Borne des retraites. A 69%, il reste néanmoins supérieur de 3,5 points par rapport à la première élection d'Emmanuel Macron (deuxième trimestre 2017).

L’ex-Pôle emploi recensait au premier trimestre 2,4 millions d'offres d'emploi, sites partenaires inclus. Sur un an, il est en baisse de 0,3% (soit –60 700 postes), aussi bien dans les secteurs marchands non agricoles que non marchands. Si le recul est net par rapport aux années post-pandémie, la progression sur les trois derniers trimestres traduit une certaine résilience du marché du travail français.