Amazon prévoit d'étendre son service de livraison par drone à 500 villes américaines d'ici la fin de l'année 2026

Amazon prévoit d'étendre son service de livraison par drone à 500 villes américaines d'ici la fin de l'année 2026 Le géant du commerce en ligne annonce une expansion majeure de son service Prime Air, avec des modalités techniques précises et des enjeux d'acceptation locale.

Amazon a annoncé mercredi 19 août son intention d’étendre son service de livraison par drone à quelque 500 localités américaines d’ici la fin de l’année 2026. L’entreprise, qui opère actuellement depuis 11 sites desservant plusieurs communes aux alentours, prévoit ainsi de multiplier par six la couverture de son service.

Un déploiement progressif et ambitieux

Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, avait dévoilé en 2013 ses premiers prototypes de drones livreurs, nommés "octocoptères" puis "Prime Air". Treize ans plus tard, l’entreprise effectue des livraisons par drones depuis 11 sites, notamment à Papillion, dans le Nebraska, et à Ruskin, en Floride. Amazon cherche désormais à s’implanter à Syracuse, dans l’Etat de New York, ainsi que près de Cleveland, dans l’Ohio, entre autres. Prime Air va également être lancé prochainement dans les zones métropolitaines de Chicago (Illinois), Atlanta (Géorgie) et Boise (Idaho). Un seul centre de livraison peut desservir plusieurs villes situées dans un rayon d’environ 12 kilomètres.

Les premiers modèles de Prime Air se posaient au sol pour livrer les colis. La version actuelle, baptisée MK30, lâche ses paquets en plein vol stationnaire, à quelques mètres du sol. La livraison par drone coûte 4,99 dollars, et 2 dollars de moins pour les membres Prime. Elle est gratuite pour les commandes d’au moins 50 dollars. Selon Amazon, le service Prime Air a déjà livré "des centaines de milliers de colis" cette année.

Enjeux réglementaires et acceptation locale

Amazon affirme avoir déjà obtenu l’autorisation de la Federal Aviation Administration (FAA) pour faire voler ses drones dans la plupart des régions concernées. La firme devra toutefois obtenir des autorisations locales dans chacune des communes ciblées, ce qui implique quasi systématiquement des audiences devant les conseils municipaux et des réunions avec les habitants.

En mai dernier, le responsable d’Amazon Sam Bailey a été interrogé pendant près d’une heure par les élus et habitants de Nampa, dans l’Idaho, sur le bruit suscité par les drones, la sécurité, la logistique et les conséquences pour les oiseaux. Le conseil a finalement approuvé à l’unanimité le déploiement du service.

Sam Bailey avait assuré que les drones ne sont véritablement audibles qu’une vingtaine de secondes lors de leur descente, avant de s’élever de nouveau à un niveau sonore inférieur à celui d’une tondeuse à gazon. "Les drones pourront surprendre au début, mais leur présence ne sera finalement pas plus inhabituelle que celle d’un camion de livraison dans votre rue", avait dit le responsable d’Amazon. Selon lui, la livraison par drone pourrait faciliter le quotidien des personnes âgées, des parents dont les enfants "sont malades" ou encore des cuisiniers en herbe qui ont oublié un ingrédient nécessaire à la préparation de leur repas.