Les canicules et sécheresses de 2026 devraient coûter 0,1 point de croissance à l'économie française selon l'Insee et la Direction générale du Trésor

Les canicules et sécheresses de 2026 devraient coûter 0,1 point de croissance à l'économie française selon l'Insee et la Direction générale du Trésor Les épisodes climatiques extrêmes de 2026 pèsent lourdement sur la croissance et la production agricole françaises, selon une estimation officielle.

Les canicules devraient coûter 0,1 point de croissance à l'économie française cette année. Cette estimation, livrée par la Direction générale du Trésor lors d'une audition par la mission parlementaire "flash" sur le coût de la canicule, présidée par Eric Coquerel, président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, met en lumière l'ampleur des conséquences économiques des épisodes climatiques extrêmes qui ont touché la France au cours de l'été 2026.

Ce chiffre est la traduction, dans la croissance de l'activité, de la baisse de la production agricole observée depuis le début de l'année en raison des canicules, des sécheresses, mais aussi, dans une moindre mesure, du cours des engrais, rehaussé par le conflit au Moyen-Orient. Les moindres performances du secteur agricole pèsent ainsi directement sur l'activité économique française.

Une production agricole en net recul

Les canicules et les sécheresses de ces derniers mois ont fait chuter la production agricole, dont la valeur ajoutée devrait diminuer de 8% sur l'année. Cette baisse serait plus modérée que celle observée lors de la canicule de 2003, selon Bercy. Parmi les cultures les plus touchées, la production de maïs a été particulièrement affectée par les canicules.

La Direction générale du Trésor et l'Insee soulignent que cette contraction de la production agricole est la principale explication de la révision à la baisse des perspectives de croissance pour 2026.

Le PIB de la France a stagné au deuxième trimestre, selon l'estimation révisée de l'Insee, après un premier trimestre en recul de 0,2%. Dans ce contexte, la cible d'une croissance à 0,7% en 2026 fixée par le gouvernement est compromise et le déficit risque d'être plus lourd que prévu. Les trois vagues de chaleur que le pays vient de connaître font peser un "risque baissier" sur les prévisions de croissance.

La facture des canicules risque d’être salée pour l’économie française : jusqu’à 15 milliards d’euros, selon la ministre de la Transition écologique. Ce montant illustre l'ampleur des coûts directs et indirects supportés par l'ensemble des acteurs économiques, au-delà du seul secteur agricole.