L'OCDE relève sa prévision de croissance mondiale à +2,9% en 2026, la France plafonne à 0,4%
L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) relève légèrement sa perspective de croissance économique pour l'ensemble de l'économie mondiale à +2,9% en 2026. Beaucoup de pays résistent plutôt bien aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient et de l'inflation, grâce à de nombreuses aides publiques pour amortir la flambée des prix de l'énergie. Les pays profitent également des investissements dynamiques dans l'intelligence artificielle. Ce qui n'est pas le cas de la France en ce moment.
Selon le Fonds monétaire international, l’économie mondiale devrait croître de 3% cette année, après 3,5% en 2025.
Un décrochage français marqué
La progression du PIB de la France ne devrait finalement pas dépasser 0,4% contre 0,7% initialement prévu pour 2026. L'écart de croissance est particulièrement net avec les autres pays de la zone euro. Même l'Allemagne, que l'on disait en perte de vitesse ces derniers mois, voit ses prévisions de croissance revues à la hausse par l'OCDE (+1,1% contre +0,4% pour la France). L'Espagne atteindrait 2,6% de croissance et l'Italie, 0,9% en 2026. La France affiche ainsi la plus faible croissance des grands pays de la zone euro.
La France souffre cruellement d'un manque de marges de manœuvre pour amortir tous les nouveaux chocs, en raison de sa dette et de ses déficits. Cette situation budgétaire contrainte empêche le gouvernement de recourir à des mesures de soutien massives, comme le "quoi qu'il en coûte" instauré pendant le Covid. Qui dit activité économique ralentie, dit moins de recettes fiscales, donc un équilibre budgétaire plus difficile à atteindre.