Cyberattaque de Tchap : le parquet de Paris ouvre une enquête après la plainte de la Dinum

Cyberattaque de Tchap : le parquet de Paris ouvre une enquête après la plainte de la Dinum Le parquet de Paris enquête sur la cyberattaque de Tchap après saisine de l'Ofac et plainte de la Dinum, qui limite les données consultées aux conversations publiques.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur la cyberattaque visant Tchap, messagerie instantanée chiffrée utilisée par les agents publics, a indiqué mardi le ministère public, sollicité par l'AFP. Selon un communiqué de la Direction interministérielle du numérique (Dinum), l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) a détecté dimanche une compromission du service Tchap à la suite d'une usurpation de compte.

Chronologie et procédure pénale

L'Office anti-cybercriminalité (Ofac) a été saisi lundi sur des soupçons d'atteintes à un système automatisé de données, de détention et de transmission frauduleuses de données contenues "dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l'État". La Dinum a déposé plainte le même jour, dénonçant l'exportation de conversations revendues sur le darknet. L'annonce de l'ouverture de l'enquête par le parquet est intervenue mardi.

La Dinum a précisé que "même dans le cas d'une usurpation de compte, l'historique des conversations privées et chiffrées n'est pas accessible" et que les échanges susceptibles d'avoir été consultés se limitent au contenu des conversations publiques. Le site spécialisé FrenchBreaches a fait état de revendications sur le dark web selon lesquelles plus de 643 000 messages de 73 000 agents dans 876 salons de discussion auraient été exposés, sans confirmation officielle des autorités.

Une messagerie souveraine généralisée fin 2025

Généralisé en septembre 2025 pour tous les agents publics afin de réduire le risque d'interception de leurs communications, Tchap avait été présenté comme une alternative plus sûre aux applications grand public telles que WhatsApp ou Telegram. Pour endiguer l'attaque, la Dinum indique que le compte à l'origine des requêtes malveillantes a été identifié et immédiatement bloqué afin de supprimer l'accès persistant de l'attaquant.