Gabriel Attal propose de ramener le nombre de députés à 350 et celui des sénateurs à 200 et d'organiser un référendum chaque année
Gabriel Attal, ancien Premier ministre et patron du parti Renaissance, a promis samedi qu'il présenterait "la plus grande réforme institutionnelle depuis 1958" s'il accède à l'Elysée. Dans un entretien publié dans le Journal du dimanche, il affirme : "Je veux soumettre aux Français, après l'élection, la plus grande réforme institutionnelle depuis 1958".
Baisse du nombre de parlementaires et référendums annuels
Parmi les mesures phares, Gabriel Attal promet une baisse du nombre de parlementaires de "577 députés à 350 et de 348 sénateurs à 200", pour plus "d'efficacité" et afin d'économiser "plusieurs centaines de millions d'euros" par an. Il souhaite également qu'un référendum soit organisé "chaque année" lors d'une journée dédiée, avec "plusieurs questions à choix multiples sur des sujets préalablement discutés et travaillés avec les forces politiques et les partenaires sociaux".
A l'automne, Gabriel Attal proposera "une nouvelle organisation territoriale pour déparisianiser la France et faire du maire l'élu le plus puissant". Il propose aussi d'inscrire dans la Constitution "un principe de rapidité" avec "un délai maximal de deux mois" pour que l'administration réponde à tout porteur de projet. "En l'absence de réponse, le silence vaudra accord". Il veut par ailleurs "limiter à dix-huit mois maximum l'empilement de tous les recours administratifs" pour éviter que des "projets restent bloqués des années".
Réforme de l'Etat, justice et autres mesures
Pour mettre en place sa politique, Gabriel Attal souhaite revoir le système de nomination des postes stratégiques de l'administration : "Le Président élu doit nommer (...) des responsables avec le mandat politique d'appliquer le projet politique sur lequel il a été élu", un changement constitutionnel destiné aussi, à ses yeux, à "restaurer la confiance" envers l'exécutif.
Il souhaite une réforme "en profondeur" du système judiciaire, évoque de nouveau "des quotas limitatifs" pour l'immigration, un plan de départs volontaires de 100 000 fonctionnaires, accompagné d'une prime de départ. Sur les retraites, il redit vouloir supprimer l'âge légal de départ pour mettre en place un système universel avec une part de capitalisation.
Si début 2027 il était au coude-à-coude dans les sondages avec Edouard Philippe, président du parti Horizons, il propose "un vote de départage", une idée qui à ce stade n'est pas retenue par le patron d'Horizons.
Gabriel Attal assure, comme lors de son premier meeting de campagne fin mai à Paris, offrir "optimisme et énergie" et laisser à d'autres "le sang et les larmes", une allusion au discours de rigueur du maire du Havre.