Daniel Cohn-Bendit veut faire de Raphaël Glucksmann le candidat de la gauche réformiste en 2027
Lundi 10 août 2026, Daniel Cohn-Bendit, ancien député européen écologiste et figure historique de la gauche en France, a apporté son soutien à Raphaël Glucksmann en vue de l’élection présidentielle d’avril et mai 2027, dans un entretien à l’hebdomadaire Le Point. "Dans le camp de la gauche réformiste, il est le seul à adopter un positionnement nouveau qui ouvre une perspective d’avenir pour une gauche sociale-écologique ou écologico-sociale. Il faut le soutenir, non le contrecarrer", a déclaré l’ancien leader du mouvement étudiant de Mai 68.
Selon Daniel Cohn-Bendit, le député européen de Place publique est "le seul candidat qui formule ou ébauche une politique de transformation du réformisme de gauche".
Raphaël Glucksmann n'a pas encore officialisé sa candidature
Raphaël Glucksmann n'est pas encore officiellement candidat à l'élection présidentielle. Il doit confirmer d'ici à la fin de l'été ses ambitions et dire s'il entend participer à la primaire de l'espace social-démocrate dont l'organisation a été décidée par le Parti socialiste. Il n'imagine pas "faire campagne sans les socialistes", sans toutefois avoir officialisé sa participation à la primaire.
Interrogé sur le charisme du député européen, Daniel Cohn-Bendit affirme : "Il s’agit de construire un projet d’avenir pour se positionner de 2027 jusqu’à 2032", balayant les candidatures de François Hollande, de Ségolène Royal ou de Bernard Cazeneuve, des "has been" selon lui. Il dit vouloir croire dans "l’intégrité et le fond d’un personnage" plutôt que dans "le charisme traditionnel".
L’ancien élu franco-allemand se montre très offensif vis-à-vis du candidat "insoumis", Jean-Luc Mélenchon, qui, selon lui, "n’est plus de gauche" car "il a abandonné les valeurs universalistes". Il accuse aussi le leader de La France insoumise d’adopter "un positionnement antisémite", estimant, sans le justifier, qu’il "[remet] en cause l’existence même de l’Etat d’Israël", et dénonce ses positions sur la politique étrangère, qu’il voit comme un soutien à "Poutine et Xi Jinping", les présidents russe et chinois.
Daniel Cohn-Bendit, auteur du meilleur score des écologistes à une élection nationale (aux européennes de 2009), perçoit par ailleurs Edouard Philippe (Horizons) comme "le seul candidat de la droite réformiste" et estime que Gabriel "Attal finira par se retirer en faveur" du maire du Havre.