L'administration fiscale commence à contacter individuellement les 678 000 victimes du piratage de ses données à partir du lundi 17 août 2026
Ce lundi 17 août 2026 marque le début d'une étape cruciale dans la gestion de la crise du piratage ayant frappé la Direction générale des finances publiques (DGFiP). L'administration fiscale doit commencer à contacter individuellement les 678 000 particuliers et professionnels victimes de la fuite de données survenue il y a quelques semaines, une attaque d'ampleur annoncée jeudi dernier.
Selon les services du Premier ministre, "les usagers concernés seront contactés individuellement à compter de lundi 17 août, avec le détail des données susceptibles d'avoir été exposées et les mesures de vigilance à adopter." Cette démarche vise à informer précisément chaque personne touchée sur la nature des informations compromises et à leur fournir des recommandations concrètes pour limiter les risques d'exploitation frauduleuse de leurs données.
L'incident a par ailleurs été notifié à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL).
Un piratage d’ampleur et des risques accrus
Les informations dérobées sont du pain béni pour d'éventuels arnaqueurs, qui peuvent, grâce à ces données, renforcer leurs stratagèmes pour tromper leurs victimes ou usurper leur identité.
Vendredi 14 août, la directrice générale des finances publiques, Amélie Verdier, a présenté ses excuses aux contribuables, lors d'un brief organisé pour la presse. Elle a rappelé la gravité de l'incident et appelé les personnes touchées à la prudence, tout en détaillant les contours de cette attaque.
Une réunion a lieu ce lundi après-midi, autour du Premier ministre Sébastien Lecornu, pour faire le point sur ce dossier. La réunion doit notamment permettre de suivre l'avancement d'un plan de sécurisation des administrations, après plusieurs piratages d'ampleur.
Ce plan de sécurisation des administrations a été lancé le 30 avril. La doctrine constante pour ce genre d’incidents : "détecter et interrompre, poursuivre, informer, renforcer".
Le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert une enquête des chefs d’"extraction frauduleuse de données" et d’"association de malfaiteurs" pour déterminer l’origine de cette cyberattaque.