Emmanuel Macron appelle à ne pas céder au "défaitisme" lors de sa dernière rentrée politique à Bormes-les-Mimosas

Emmanuel Macron appelle à ne pas céder au "défaitisme" lors de sa dernière rentrée politique à Bormes-les-Mimosas Le président a marqué sa dernière rentrée politique à Bormes-les-Mimosas par un appel à la confiance et à la résilience, défendant son bilan militaire.

Emmanuel Macron a effectué, lundi 17 août, sa dernière rentrée politique en tant que président de la République, à l'occasion de la cérémonie commémorant la libération de Bormes-les-Mimosas, dans le Var, un département durement marqué par les incendies. Dès sa deuxième année de mandat, en 2018, le chef de l'Etat a pris l'habitude de participer à ce rendez-vous annuel, devenu un point d'étape à la veille de la rentrée politique.

Un message de confiance face au "défaitisme"

Devant les habitants et les élus rassemblés sur les hauteurs du village, Emmanuel Macron a lancé un appel à la confiance collective. Il a martelé : "Ayez confiance en vous". Insistant sur la nécessité de résister à la tentation du pessimisme, il a répété : "Ne cédez pas à l'esprit rampant du défaitisme, au doute excessif, à l'absence de confiance en soi".

Le président a cité l'historien et résistant Marc Bloch dans L'Etrange Défaite (1946), un essai qui analyse les causes de la débâcle militaire française de 1940. "C'est ce même esprit de défaite des soi-disant élites ou intellectuels ou dirigeants politiques et économiques qui expliquaient, en 1940, (…) que tout était fichu, que la France finalement valait moins que ceux qui arrivaient en face, qu'elle ne se tenait plus, (…) qui l'ont conduite au désastre", a-t-il clamé.

Cette rentrée s'est déroulée dans un contexte particulièrement éprouvant pour le département du Var, qui a connu "les plus longs et les plus terribles" incendies de son histoire. Emmanuel Macron a salué "la France qui résiste au feu" et a appelé à "tirer les leçons" de ces épreuves. "Le feu est arrivé tôt, plus tôt que prévu… Il a été terrible", a-t-il résumé à Bormes-les-Mimosas. "Il faut rester vigilant, nous savons que la saison n'est pas terminée", a-t-il averti.

En amont de la cérémonie, une réunion avait été organisée au fort de Brégançon avec une dizaine d'élus, dont les maires des communes sinistrées par l'incendie du Gros Bessillon : Barjols, Cotignac, Montfort-sur-Argens, Les Arcs, Taradeau, Le Val et Brignoles. Le chef de l'Etat leur a promis qu'ils bénéficieraient des mêmes dispositifs mis en place pour la Gironde et les Landes.

Emmanuel Macron a également défendu le bilan militaire de sa présidence, marquée par d'importants efforts budgétaires pour les armées. Il a rappelé la promulgation, lundi 17 août, de la loi actualisant la programmation militaire, qui permettra "36 milliards d'euros d'investissements nouveaux pour nos armées sur la période 2026-2030", ainsi que "d'organiser le service national qui donnera un cadre à l'engagement de notre jeunesse".

Une cérémonie sobre, entre nostalgie et transmission

Pour cette dernière rentrée, le couple présidentiel n'est resté que trente petites minutes sur la place Saint-François, ne saluant que les invités dans le carré VIP, avant de regagner le fort de Brégançon. Emmanuel Macron recevait le Premier ministre, Sébastien Lecornu, arrivé dans le Var après un passage en Gironde en milieu de journée, pour un "dîner de travail".

"Neuf ans, c'est au fond une époque", a philosophé le chef de l'Etat. Emmanuel Macron, huitième président de la Ve République française, a été réélu président de la République le 24 avril 2022.