Marine Le Pen critique les taux records de la dette française et promet de "nettoyer les écuries d'Augias" des finances publiques

Marine Le Pen critique les taux records de la dette française et promet de "nettoyer les écuries d'Augias" des finances publiques La candidate du Rassemblement national à la présidentielle 2027 s'alarme de la flambée des taux d'emprunt et promet une réforme budgétaire d'ampleur.

Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national à la présidentielle de 2027, s'est alarmée mercredi des "taux records" de la dette française, au plus haut depuis près de vingt ans. Sur le réseau social X, la cheffe du parti nationaliste a dénoncé la situation financière du pays et a promis, en cas de victoire à l'Elysée, de "nettoyer les écuries d'Augias" des finances publiques.

"Les taux auxquels emprunte la France atteignent de tristes records depuis la crise financière de 2008", a souligné sur X la patronne du RN, au lendemain d’une nouvelle flambée de la dette souveraine. Le taux de référence à dix ans a atteint 4,10% sur fond de hausse généralisée du coût des emprunts des Etats.

Marine Le Pen voit dans cette situation "le bilan implacable de dix ans de macronisme" et pointe en particulier la responsabilité du chef de l'Etat et de son ex-Premier ministre Edouard Philippe, tous deux accusés d'avoir fait "des chèques sans provision dont il faut désormais payer les conséquences".

Une promesse de réforme budgétaire

Face à cette situation, Marine Le Pen a promis de "nettoyer les écuries d'Augias" des finances publiques si elle est élue à l'Elysée. "Il est grand temps de nettoyer les écuries d'Augias que sont devenus les comptes de la nation!", ajoute la cheffe de file du camp nationaliste, qui se targue de disposer "du courage et de la détermination" pour mener à bien cette tâche.

D'autres candidats à l'élection présidentielle se sont également exprimés sur le sujet. David Lisnard, candidat déclaré à l'Elysée sous les couleurs de son parti Nouvelle Energie, a relevé sur X que cette année "les intérêts de la dette coûteront plus cher aux Français que le budget de l'Education nationale". Il prône "un vrai plan d'intervention" pour "revoir totalement le modèle de l'Etat providence", mais aussi "gérer l'Etat en mode projet, comme on le fait dans une entreprise". Il insiste : "la dette, c'est pas virtuel" et on ne peut pas "la renouveler sans conséquence".

Jean-Luc Mélenchon suggère d'annuler la part de dette détenue par la Banque de France, que l'on pourrait selon lui "foutre au feu" car "personne ne s'apercevra jamais que ça a disparu".