Bruno Le Maire favorable à ce "qu'on demande une contribution aux très grosses fortunes"

Bruno Le Maire favorable à ce "qu'on demande une contribution aux très grosses fortunes" L'ancien ministre de l'Economie propose de demander une contribution aux très grosses fortunes, de désindexer certaines prestations de l'inflation et de renforcer la discipline budgétaire.

Bruno Le Maire, ancien ministre de l’Economie et des Finances, s’est déclaré ce mercredi 26 août sur BFMTV favorable à ce "qu’on demande une contribution aux très grosses fortunes" afin de redresser les finances publiques. Il estime que ces recettes supplémentaires "pourraient financer des services d’urgence dans les hôpitaux et des universités". Cette prise de position intervient dans un contexte de déficit public élevé et de recherche de nouvelles recettes budgétaires en France.

Contribution des très grosses fortunes

Bruno Le Maire, qui a quitté Bercy en 2024 alors que le déficit public tricolore dérapait, plaide pour que les plus riches participent à l’effort national. "Il est très important qu’on demande une contribution aux très grosses fortunes", a-t-il lancé sur BFMTV. Il précise toutefois : "Je ne suis pas socialiste", insistant sur le caractère exceptionnel de la mesure. Cette proposition intervient alors que le Parti socialiste français défend de son côté une "taxe Zucman" de 2% sur les patrimoines supérieurs à un certain seuil.

Bruno Le Maire propose également de désindexer de l’inflation les pensions de retraite, les minima sociaux et le barème de l’impôt sur le revenu. Selon lui, "la désindexation est le seul frein d’urgence pour éviter d’aller dans le mur" en réduisant rapidement le déficit. Il précise vouloir "préserver les petites retraites", qui pourraient rester indexées sur l’inflation. Le gouvernement a déjà indiqué que cette désindexation des pensions de retraite faisait partie des pistes envisagées pour le budget 2027.

Pour renforcer la discipline budgétaire, l’ancien ministre propose "une règle d’or sur l’équilibre des comptes publics, de niveau constitutionnel pour qu’elle s’impose". Il souhaite également que le ministre des Finances ait "un droit de veto sur toutes les dépenses des ministres", ainsi que de "réduire le droit d’amendement des parlementaires", estimant que ces derniers proposent sans cesse des "dépenses supplémentaires".

Refus d’une taxation accrue de l’héritage

Bruno Le Maire s’oppose à la proposition de taxer les héritages dès le premier euro, avancée par la patronne de la CFDT, Marylise Léon. Selon lui, "les classes moyennes paient déjà trop de droits de succession". Il affirme : "Mon sujet n’est pas de dire "on va aller taxer les riches pour gagner un milliard ou deux"", demandant surtout "de l’efficacité pour lutter contre la dérive des comptes".

Bruno Le Maire a également affirmé ne pas être candidat à la présidentielle 2027.