Edouard Balladur est décédé le 31 août 2026 à l'âge de 97 ans, Emmanuel Macron salue un "serviteur exigeant, mesuré, dévoué" pour la France
Les réactions se sont multipliées, lundi 31 août 2026, à l’annonce du décès d’Edouard Balladur, ancien Premier ministre et candidat malheureux à la présidentielle de 1995, à l’âge de 97 ans.
Une disparition saluée par Emmanuel Macron
Le président de la République, Emmanuel Macron, a réagi sur le réseau X : "Il avait la France au coeur. Il en fut le serviteur exigeant, mesuré, dévoué. Je salue sa mémoire et adresse mes pensées à sa famille et à ses proches".
Edouard Balladur a été Premier ministre de mars 1993 à mai 1995. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a déclaré : "Il était un homme d'Etat, à l'esprit réformateur et restera une référence pour beaucoup d'hommes et de femmes de sa famille politique". Gérard Larcher, président (LR) du Sénat, a salué "un grand homme d'Etat", qui a "incarné une certaine idée de l'autorité de l'Etat, de la rigueur budgétaire et de la responsabilité politique". Elisabeth Borne a également rendu hommage à l'ancien Premier ministre : "Il a consacré sa vie à servir notre pays, notamment comme Premier ministre, avec une conviction constante : l'action politique doit s'inscrire dans la durée et servir l'intérêt général".
Parmi les anciens ministres et proches collaborateurs d'Edouard Balladur, l'émotion est forte. Nicolas Sarkozy, ancien président de la République et ministre du Budget sous Balladur, a déclaré : "En apprenant la disparition d'Edouard Balladur, je ressens un profond chagrin. Je perds un homme qui fut pour moi un exemple, un mentor et un ami".
Michel Barnier, ministre de l'Environnement en 1994 sous Balladur, a réagi : "Edouard Balladur était un Homme d'Etat. Il a fait honneur à notre pays. En 1993, il avait su rassembler au sein de son gouvernement Simone Veil, Charles Pasqua et bien d'autres. Une certaine idée de la politique, une certaine idée de la France".
François Bayrou, président du Modem et ministre de l'Education nationale sous Balladur, a déclaré : "Edouard Balladur c'était le sens de l'Etat. Son gouvernement, de 1993 à 1995, réunissait des tempéraments différents qui avaient tous le sens de la liberté et qui croyaient à la réforme. Il partageait avec eux l'idée qu'on pouvait changer les choses et l'ardeur de la modération".
La disparition d’Edouard Balladur intervient à l’approche de l’élection présidentielle de 2027, et de nombreux candidats ont tenu à saluer sa mémoire. Bruno Retailleau, candidat du parti Les Républicains, a écrit : "Attaché à ses convictions de droite et libérales autant qu'à une forme de modération dans leur expression, il était étranger aux dérives actuelles de la politique, où l'anathème a remplacé le débat, l'insulte l'argument, la démagogie le sérieux".
Gabriel Attal, ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron et candidat, a déclaré : "Au revoir monsieur le Premier ministre […], la République perd un grand serviteur".
Xavier Bertrand, président du conseil régional des Hauts-de-France et candidat à la présidentielle, a souligné : "C'était un réformateur, convaincu que gouverner, ce n'est pas seulement administrer le présent : c'est préparer l'avenir, même lorsque les décisions sont difficiles".
Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement national (RN) à l'Assemblée nationale et candidate RN à la présidentielle, a salué cette "figure majeure de la vie politique de la Ve République". Jordan Bardella, président du RN, a déclaré : "Encore récemment, il plaidait résolument et lucidement pour que la France, sur les questions migratoires, retrouve sa souveraineté nationale et reprenne le contrôle".
Pour le Parti socialiste, "Edouard Balladur porta une conception libérale de l'économie et conduisit des réformes que la gauche combattit avec détermination", mais ces désaccords "n'empêchent pas de reconnaître le serviteur de l'Etat, l'homme de convictions et le républicain qu'il fut".