Les appels à une primaire de la droite et du centre pour 2027 se multiplient face à la perspective d'un duel Mélenchon-Le Pen

Les appels à une primaire de la droite et du centre pour 2027 se multiplient face à la perspective d'un duel Mélenchon-Le Pen La pression s'accentue sur Edouard Philippe, opposé à la primaire, tandis que Gabriel Attal et Bruno Retailleau y sont favorables, dans un contexte de dispersion des candidatures.

La perspective d'un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle relance le débat autour du mode de départage des candidats de la droite et du centre. Gabriel Attal et Bruno Retailleau sont ouverts à l'idée d'une primaire, Edouard Philippe s'y refuse.

Plus de 200 élus ont appelé, mercredi 26 août, à une "primaire ouverte" de la droite et du centre pour désigner un candidat unique à la présidentielle, dans une tribune publiée par le quotidien Le Figaro. Parmi eux figurent le centriste Hervé Morin, président de la région Normandie, l’ancienne ministre Véronique Louwagie (Les Républicains) et le maire de La Baule-Escoublac, Franck Louvrier (Les Républicains).

Les signataires alertent sur la possibilité d’un second tour entre la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, et celui de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qu’esquissent les derniers sondages. "La campagne telle qu’elle se présente aujourd’hui nous mène inéluctablement à la dispersion au premier tour et à la disparition au second", préviennent-ils.

Des candidats divisés sur la primaire

La droite et le centre comptent actuellement quatre candidats en lice : les ex-Premiers ministres Edouard Philippe et Gabriel Attal, Bruno Retailleau (Les Républicains) et le président de l'Association des maires de France, David Lisnard.

Hervé Morin, initiateur de la tribune, a lancé un avertissement à l’ex-Premier ministre, opposé à ce scrutin dont les contours demeurent flous. "Celui qui va refuser cette primaire, il va porter une lourde responsabilité face aux électeurs de sa famille politique", a-t-il prévenu, lundi, sur CNews.

Les partisans de la primaire insistent sur l'urgence de la situation, estimant que l'organisation rapide d'une primaire ouverte est la seule solution pour éviter un scénario où la droite et le centre seraient absents du second tour. Les contours de cette éventuelle primaire restent cependant à définir, tout comme les modalités de participation et le calendrier.