La FNSEA alerte sur des milliers d'agriculteurs "au bord de la faillite" à cause de la sécheresse
La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) a tiré la sonnette d'alarme vendredi 4 septembre, alors que la ministre de l'Agriculture Annie Genevard doit annoncer dans la matinée des aides au secteur pour faire face aux canicules et à la sécheresse. Selon le syndicat, la sécheresse exceptionnelle de l'été 2026 menace la survie de milliers d'exploitations à travers toutes les filières agricoles françaises.
Une crise sans précédent pour les agriculteurs
"Des milliers d'agriculteurs aujourd'hui sont au bord de la faillite", a alerté Yohann Barbe, vice-président de la FNSEA et éleveur de vaches laitières dans les Vosges, vendredi matin sur franceinfo. Il insiste sur l'ampleur de la crise : "C'est la survie de certaines exploitations et de beaucoup d'exploitations dans quasiment toutes les filières", souligne-t-il, rappelant que "chaque filière de l'agriculture a été touchée".
La FNSEA qualifie la sécheresse de l'été 2026 d'"exceptionnelle" et appelle la ministre à "prendre en compte" ce caractère inédit. Le syndicat compare la situation à celle de 1976, année de référence pour les catastrophes climatiques agricoles en France.
Face à cette situation, la FNSEA réclame un plan d'aide massif pour les agriculteurs touchés par la sécheresse. "Si on a besoin d'un plan d'aide aussi massif, c'est parce qu'on a vécu un été exceptionnel et qu'on a des milliers d'agriculteurs aujourd'hui qui sont au bord de la faillite", explique Yohann Barbe sur franceinfo. Le président de la FNSEA appelle l'Etat à soutenir les agriculteurs à hauteur de "plusieurs milliards d'euros", rapporte Le Figaro.
Le gouvernement attendu au tournant
La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, doit annoncer ce vendredi matin des aides au secteur pour faire face aux canicules et à la sécheresse. Selon les annonces du gouvernement, un "plan global" est prévu pour ne laisser "aucun agriculteur seul" avec des "mesures d'urgence en faveur de la trésorerie des exploitations, des prises en charge de cotisations sociales, des dispositifs de simplification et de dérogation, ainsi que des mesures destinées à faciliter la remise en production des exploitations les plus durement touchées".
La FNSEA insiste sur le caractère exceptionnel de la crise et sur la nécessité d'une réponse à la hauteur. Le syndicat met également en cause "l'inaction gouvernementale depuis les dix dernières années" face au changement climatique, estimant que "la note qu'on va payer aujourd'hui, ou que le gouvernement va payer, si ce n'est pas le monde agricole qui la paye, c'est l'inaction gouvernementale depuis les dix dernières années".