Marine Le Pen en tête des intentions de vote pour la présidentielle 2027, selon Ipsos-BVA
Marine Le Pen recueille entre 33 et 35% des intentions de vote selon l’enquête Ipsos-BVA réalisée en ligne entre le 3 et le 9 septembre 2026 auprès de 13 060 Français inscrits sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Ce sondage, commandé par Le Monde, le Cevipof (Sciences Po), la Fondation Jean Jaurès et l’Institut Montaigne, place la candidate du Rassemblement national nettement en tête pour la présidentielle 2027. La marge d’erreur de cette enquête est comprise entre 0,2 et 0,9 point.
Marine Le Pen, seule candidate à dépasser 30% dans tous les scénarios
Marine Le Pen reste la seule candidate à dépasser systématiquement la barre des 30% dans tous les scénarios testés par Ipsos-BVA. Dans un scénario, elle atteint 33,5%, tandis que dans un autre, elle est mesurée à 34,5%.
Aucun candidat du bloc central, qu’il s’agisse d’Edouard Philippe (Horizons) ou de Gabriel Attal (Renaissance), ne parvient à s’imposer comme challenger direct de Marine Le Pen dans la majorité des cas de figure testés.
Jean-Luc Mélenchon accède au second tour dans quatre scénarios sur six testés, avec des scores compris entre 15,5% et 17% des intentions de vote selon les cas. Dans un scénario où il est opposé à Raphaël Glucksmann (11,5%), Edouard Philippe (14%) et Gabriel Attal (6%), il se qualifie au second tour avec 15,5%. Dans un autre cas, il obtient 16,5% face à Olivier Faure (4,5%), Edouard Philippe (16%) et Gabriel Attal (7,5%).
Jean-Luc Mélenchon se qualifie également avec 15,5% face à Raphaël Glucksmann (13,5%) et Gabriel Attal (13%) si ce dernier est seul candidat du bloc central. Dans un autre scénario, il obtient 17% face à Olivier Faure (5,5%) et Gabriel Attal (15,5%). Son score reste cependant inférieur à celui de Marine Le Pen dans tous les cas de figure.
Edouard Philippe, candidat Horizons, n’est qualifié pour le second tour que dans deux cas de figure : s’il est le seul candidat du bloc central, sans Gabriel Attal, face à Raphaël Glucksmann ou face à Olivier Faure. Dans un scénario, il est crédité de 17,5%, devant Jean-Luc Mélenchon (15,5%) et Raphaël Glucksmann (12,5%), Marine Le Pen étant à 33,5%. Dans un autre, il obtient 21% devant Jean-Luc Mélenchon (16,5%) si le candidat social-démocrate est Olivier Faure (5%), Marine Le Pen étant alors à 34,5%.
Gabriel Attal, candidat Renaissance, n’accède au second tour dans aucune des configurations testées pour ce sondage.
La fragmentation de l’offre à gauche et au centre conditionne fortement l’accès au second tour, selon l’enquête Ipsos-BVA. Le contexte politique est marqué par une forte division à gauche et l’absence de figure centrale capable de fédérer le bloc central, ce qui favorise la dynamique de Marine Le Pen.
Scores des autres candidats et aspirations des électeurs
Raphaël Glucksmann, candidat de la sociale-démocratie, obtient selon les scénarios entre 11,5% et 13,5%. Olivier Faure, également positionné sur le créneau social-démocrate, est mesuré entre 4,5% et 5,5% selon les cas. Bruno Retailleau, candidat Les Républicains, est crédité de 7% à 10,5% selon les différentes configurations.
Le sondage met en avant une forte aspiration à la rupture avec la situation politique actuelle. Les Français interrogés sont 71% à attendre de la présidentielle un "vrai changement social et politique", contre 51% avant la présidentielle de 2022 selon le même institut. La progression de cette demande de "vrai changement social et politique" (+20 points par rapport à 2022) constitue un élément marquant de l’étude.
L'échantillon, de plus de 13 000 personnes, est inhabituellement large pour une enquête d'opinion politique.