Mathilde Panot annonce que le groupe LFI censurera le gouvernement "quoi qu'il arrive" face au projet de budget 2027

Mathilde Panot annonce que le groupe LFI censurera le gouvernement "quoi qu'il arrive" face au projet de budget 2027 La présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale refuse toute consultation avec le Premier ministre et promet une motion de censure systématique contre le projet de budget.

Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise (LFI) à l'Assemblée nationale, a annoncé mardi 15 septembre sur franceinfo que son groupe censurerait le gouvernement "quoi qu'il arrive", refusant de participer aux consultations lancées par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, sur le projet de budget 2027.

Interrogée sur franceinfo, Mathilde Panot a déclaré : "Nous censurerons quoi qu'il arrive et nous n'avons rien à discuter, rien à négocier avec ce gouvernement sur la manière dont il ferait les poches à la fois des retraités, des étudiants, des malades." Sébastien Lecornu a mandaté ses ministres des Comptes publics et du Travail, David Amiel et Jean-Pierre Farandou, pour rencontrer l'ensemble des groupes parlementaires afin de tenter de dégager des compromis sur le budget.

La présidente du groupe LFI a précisé : "Nous avons reçu une invitation et nous n'irons pas. Nos propositions sont connues. Nous faisons chaque année un contre-budget et le débat doit normalement avoir lieu à l'Assemblée nationale."

Une opposition de principe à la politique budgétaire

Selon Mathilde Panot, la censure constitue "non seulement la seule manière de s'opposer à ce budget de coupes budgétaires qui va encore faire souffrir les gens", mais aussi "la manière d'empêcher ce gouvernement de commettre des méfaits supplémentaires".

Le gouvernement envisage de réaliser 30 milliards d'euros d'économies dans le cadre du budget 2027. Parmi les pistes évoquées figurent la désindexation des pensions de retraite les plus élevées ou la réduction de l'abattement fiscal dont bénéficient certains retraités imposables.

Mathilde Panot a dénoncé un "scandale", reprochant au gouvernement d'envisager des mesures visant les retraités tout en renonçant à prolonger la surtaxe exceptionnelle sur les grandes entreprises. "Ils veulent prendre 6 milliards sur les retraités et ils annoncent en même temps qu'ils renoncent à la surtaxe exceptionnelle sur les grandes entreprises qui a eu cours seulement pendant deux ans et qui a rapporté 8 milliards d'euros par an à l'Etat", a-t-elle déclaré.

Pour la présidente du groupe LFI, "il est insupportable qu'on fasse croire que l'outil de redistribution et de partage des richesses se mettrait dans la sous-indexation et la désindexation des pensions de retraite. Le partage des richesses se fait par l'impôt", a-t-elle ajouté.