Philippe Brun dépose un référé pour être réintégré au Parti socialiste et à la primaire de la gauche

Philippe Brun dépose un référé pour être réintégré au Parti socialiste et à la primaire de la gauche Le député de l'Eure, suspendu du PS à la suite d'accusations de violence, saisit la justice en urgence pour contester son exclusion et participer à la primaire.

Philippe Brun, député de l'Eure âgé de 34 ans, a déposé un référé pour être réintégré au Parti socialiste et à la primaire de la gauche. Le délibéré sera rendu demain à 10h. Cette démarche intervient quelques jours après sa suspension du PS à titre conservatoire, à la suite des accusations d'une militante portant sur des "faits susceptibles de relever d'une caractérisation pénale", selon la direction du PS.

La direction du Parti socialiste a précisé à l’Agence France-Presse que les accusations à l’encontre de Philippe Brun portent sur trois registres : "le registre du harcèlement", celui "des violences physiques" et celui de "l’emploi familial". Cette suspension, décidée mercredi dernier, concerne également le groupe Socialistes et apparentés de l’Assemblée nationale, dont Philippe Brun est aussi suspendu à titre conservatoire.

Contestation et recours en justice

Face à cette exclusion, Philippe Brun a choisi de saisir la justice en urgence. Il espère ainsi pouvoir participer à la primaire de la gauche, dont le premier débat se tient mercredi soir. La primaire elle-même est prévue les 9-10 et 16-17 octobre.

Interrogé au micro de RTL, Philippe Brun affirme ne "même pas savoir de quoi [il] est accusé". Il martèle : "Je n’ai jamais levé la main sur une femme, je n’ai jamais été violent avec personne", pointant une "vengeance personnelle". Il déclare également avoir "des preuves" de son innocence.

Sur BFMTV, il précise : "On a parlé d'une plainte pénale, or cette plainte n'existe pas. (…) Je demande à Olivier Faure de me réintégrer à la primaire de la gauche". Il ajoute vouloir "participer à ce débat" télévisé et insiste : "J'ai mes parrainages, je suis député socialiste, rien ne justifie cette suspension".

Philippe Brun considère que "le bureau national du PS a été trompé" et demande "à chacun des candidats de la primaire de se positionner, de sortir de l’ambiguïté. On ne peut pas se cacher derrière cet arbitraire qui [lui] a été infligé".