Ségolène Royal mise à mal sur l'Ukraine et Israël au cours du premier débat de la primaire socialiste

Ségolène Royal mise à mal sur l'Ukraine et Israël au cours du premier débat de la primaire socialiste Les positions de Ségolène Royal sur l'Ukraine et le conflit israélo-palestinien ont suscité de vives critiques lors du débat télévisé du 23 septembre.

Les cinq candidats à la primaire du Parti socialiste et de deux partis alliés se sont affrontés, mercredi 23 septembre, lors d'un premier débat télévisé sur LCI. Le débat a réuni Ségolène Royal, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel. L'un d'eux sera désigné par les militants, à l'issue de deux tours les 9-10 et 16-17 octobre, comme le représentant de la gauche social-démocrate à la présidentielle.

Ségolène Royal s'est notamment retrouvée en difficulté sur les questions de l'Ukraine et du conflit israélo-palestinien, lorsqu'elle a défendu l'idée de négocier avec la Russie pour résoudre le conflit avec l'Ukraine. Raphaël Glucksmann a rétorqué que Vladimir Poutine "n'a aucune intention de négocier" avec les Européens, appelant au contraire à "résister, aider les Ukrainiens parce que c'est notre première ligne de défense".

Ségolène Royal a estimé qu’il fallait "aider l’Ukraine à obtenir une paix juste et durable", mais "certains nous disent qu’on n’a pas le droit de parler de paix, sinon on est traité de poutinolâtre".

Tensions sur le conflit israélo-palestinien

L’ex-candidate à la présidentielle de 2007 a également dû se défendre après avoir estimé que "la montée de l’antisémitisme n’est pas due à Israël" mais "aux actuels dirigeants" du pays, et qu’en ce sens il faudrait "plus de voix israéliennes et juives pour dire que ce qui se passe" à Gaza "est intolérable". Jérôme Guedj a jugé cette injonction "incroyable" et a déclaré : "Dire que c’est aux Juifs de se justifier du gouvernement israélien, c’est essentialiser le conflit". Raphaël Glucksmann a ajouté que "c’est avec ce type de discours qu’à la fin on se retrouve avec un père et ses enfants qui marchent dans la rue et qui se font traiter de génocidaires juste parce qu’ils ont une kippa".

Ségolène Royal a dénoncé des "caricatures" et des "procès d’intention".

Olivier Faure a plaidé pour que le mot de génocide soit utilisé pour évoquer ce qui se passe à Gaza, ce que refuse de faire Raphaël Glucksmann. "Prononcer le mot de génocide, ça a un poids. Quand Pedro Sanchez parle d’un gouvernement génocidaire, ça a du poids. Et nous avons besoin de ce poids-là pour dire stop à ce massacre insupportable", a insisté Olivier Faure.

Les candidats ont également étalé leurs divergences sur le prix des carburants, les retraites ou la dette.