Emmanuel Macron n'exclut pas une baisse des taxes sur les carburants si la hausse des prix se poursuit
Emmanuel Macron a affirmé jeudi qu'il n'excluait pas de baisser les taxes sur les carburants si l'envolée des tarifs se poursuivait. Interrogé lors d'une interview sur France 2 et TF1, le chef de l'Etat a déclaré : "Je pense qu'en fonction de l'évolution, il ne faut rien exclure". Cette déclaration intervient alors que la flambée des prix du carburant à la pompe, principalement liée à l'envolée mondiale des cours du pétrole, suscite de vives inquiétudes parmi les automobilistes et les professionnels dépendants de la route.
Si Emmanuel Macron n'écarte pas la possibilité d'un ajustement fiscal, il précise toutefois que cette mesure ne serait "pas la décision la plus vertueuse" car les taxes "servent à financer les dépenses de l'Etat". Le président a ajouté : "Notre intérêt, c'est plutôt de baisser les prix avant de baisser les taxes". Il a également estimé que l'interdiction des exportations de gazole américain, à laquelle Donald Trump s'est dit favorable, serait une "mauvaise" décision, "pas simplement pour le reste du monde, pour l'économie américaine aussi".
Un contexte international sous tension
En France, la fiscalité sur les produits pétroliers représente plus de la moitié (actuellement environ 55%) du prix des carburants.
Au cours de la même interview, Emmanuel Macron a assuré "ne pas regretter du tout" le "quoi qu'il en coûte", à savoir les aides publiques mises en place lors de la pandémie de Covid-19 qui ont alourdi la dette de la France. Le chef de l'Etat a affirmé que les dépenses des "dix dernières années" se décomposaient en "un tiers pour protéger les Français des crises", "un tiers pour préparer la France à l'avenir", et "un tiers parce qu'on n'a pas assez réformé le modèle social". Il a ajouté : "Je ne regrette rien des deux premiers tiers. Je regrette de ne pas avoir été assez efficace et rapide sur le dernier".