Le pape Léon XIV mène un voyage très politique en France
Depuis son arrivée à Paris, le pape ne se contente pas de parler de religion : il multiplie les prises de position et assume une parole politique.
Dès son arrivée à l'Elysée, vendredi 25 septembre, le souverain pontife a dénoncé les manipulations génétiques, la gestation pour autrui et ce qu'il appelle "l'offre d'une mort programmée". Plus tard, à l'Unesco, il a mis en garde contre les dérives de l'intelligence artificielle.
Samedi 26 septembre, à Lourdes, il se permet même une référence au vote des Français à quelques mois de l’élection présidentielle : "Obtiens pour la France, des dirigeants sages et généreux, qu’il fasse entendre sa voix pour promouvoir la défense des droits humains fondamentaux."
Le pape Léon XIV a également déclaré : "Impossible de considérer comme normal de donner la mort" à propos de l’aide à mourir.
Défendre la position de 1,4 milliard de fidèles
Il entend avant tout défendre la position du 1,4 milliard de fidèles qu’il représente. "Il est simplement là comme chef d’une Eglise qui a des convictions, et ses convictions heurtent une partie de la classe politique française, une majorité peut-être aussi de la société française, mais lui estime que c’est son rôle, et il le dit, c’est son rôle pour le bien commun", raconte Jérôme Chapuis, directeur de la rédaction de La Croix.
Les tensions internationales, il en sera question lundi 28 septembre à Metz. Léon XIV y parlera d’Europe, mais aussi de la guerre en Ukraine. Il portera une parole de paix, un thème cher au Vatican, qui sait organiser des moments historiques comme le face-à-face entre les présidents américain et ukrainien dans la basilique Saint-Pierre. Mais le pape n’a pas le pouvoir de contraindre les belligérants à arrêter une guerre.
Depuis son élection, l’homme de paix n’hésite pas à hausser le ton, notamment face à Donald Trump, à cause de la guerre menée en Iran. Le pape dénonce "la folie de la guerre", ou encore, les dirigeants "les mains pleines de sang". Le souverain pontife est déterminé : "Je n’ai pas peur de l’administration Trump."