L'Union européenne s'oppose "catégoriquement" à une éventuelle interdiction des exportations américaines de gazole

L'Union européenne s'oppose "catégoriquement" à une éventuelle interdiction des exportations américaines de gazole Bruxelles rejette la menace américaine et appelle à une action collective avec l'Agence internationale de l'énergie pour contenir la flambée des prix.

L'Union européenne a haussé le ton, vendredi 2 octobre, face à une éventuelle interdiction des exportations américaines de gazole et a réclamé de travailler collectivement avec l'Agence internationale de l'énergie (AIE) pour contenir la flambée des prix des carburants. Le gouvernement américain presse l'Europe de puiser dans ses stocks d'urgence de gazole, et menace même d'interdire ses exportations de carburants vers l'UE en cas de refus.

Une réaction ferme de Bruxelles

L'UE est "prête à une action collective" avec l'AIE pour décider ou non de puiser dans les stocks stratégiques des Etats. Bruxelles a aussi évoqué un possible coup de téléphone entre dirigeants vendredi après-midi afin de poursuivre les discussions.

Evoquée par Washington, une interdiction des exportations américaines de gazole "porterait atteinte à notre confiance dans les Etats-Unis en tant que partenaire fiable", a mis en garde une porte-parole de la Commission, Anna-Kaisa Itkonen.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, Emmanuel Macron a eu Donald Trump au téléphone sur ce sujet. Il "a souligné que les pays du G7 avaient un intérêt commun à agir de manière concertée, sans restriction aux exportations", a annoncé l'Elysée. Vendredi matin, la Commission européenne a confirmé que la France allait demander le déblocage de stocks stratégiques au G7.

En mars, les Etats membres de l'Agence internationale de l'énergie, dont ceux de l'UE, avaient promis de libérer progressivement 400 millions de barils de pétrole, prélevés dans leurs stocks stratégiques, mais tous n'ont pas encore été mis sur le marché. "Nos partenaires européens devraient accélérer la mise en œuvre de leurs engagements existants et mettre immédiatement à disposition des volumes supplémentaires afin de remédier aux perturbations actuelles", a écrit sur X le ministre américain des Finances, Scott Bessent.