Bruno Retailleau estime qu'il faudra une primaire à droite et au centre

Bruno Retailleau estime qu'il faudra une primaire à droite et au centre Bruno Retailleau, candidat Les Républicains, estime qu'il "faudra une primaire sans doute en début d'année" pour départager les candidats de la droite et du centre, alors que, selon sa lecture du sondage Ifop pour LCI publié mardi, tous restent sous les 10%.

Mardi, Bruno Retailleau, candidat Les Républicains à la présidentielle de 2027, a jugé qu’une primaire serait nécessaire "sans doute en début d’année" afin de départager les candidats déjà en lice à droite et au centre. Cette position est exprimée tandis que la droite et le centre ont du mal à s’imposer dans les intentions de vote. Edouard Philippe a réitéré dimanche son refus de participer à une primaire.

Une primaire jugée nécessaire

"Je pense que telles que se dessinent les choses, il faudra une primaire sans doute en début d'année", a affirmé sur BFMTV Bruno Retailleau, se ralliant à l'appel à une primaire ouverte de la droite et du centre lancé par David Lisnard au printemps et repris par Gabriel Attal la semaine dernière. "J'imaginais que les sondages pouvaient nous départager. Ce n'est pas parti pour ça", a ajouté le sénateur vendéen, soulignant que dans le sondage Ifop pour LCI publié mardi "on est tous en dessous de 10%", de sorte qu'aucun des quatre candidats en lice ne parvient à éviter un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

Jusqu’ici, Bruno Retailleau disait ne pas être opposé à une primaire. Il jugeait toutefois sa tenue impossible, en raison du refus d’Edouard Philippe d’y participer. Il considère à présent que celui-ci "sera contraint à un moment ou un autre de l’accepter". Dimanche, Edouard Philippe, candidat d’Horizons, a de nouveau refusé l’idée d’une primaire. Il est pourtant considéré, dans les sondages, comme le candidat le mieux placé à droite et au centre.

Retailleau plaide pour une primaire qui l’opposerait aux candidats déjà déclarés : Edouard Philippe (Horizons), Gabriel Attal (Renaissance) et David Lisnard (Nouvelle Energie). "Il faut des débats où on puisse aller au fond et pour aller au fond, c’est difficile d’être plus de quatre", a-t-il ajouté, excluant une éventuelle participation de Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire de la gauche, au motif que "l’on ne va faire pas du en-même-temps".

Débats thématiques proposés

Bruno Retailleau veut organiser, avant la fin de l’année, trois débats "sur trois chaînes différentes", l’un sur le pouvoir d’achat, un autre sur le régalien et le dernier sur l’écologie, en attendant la décision d’Edouard Philippe. Le patron des Républicains a affirmé : "En attendant, car je vois bien qu’Edouard Philippe ne le souhaite pas, au moins qu’on éclaire les Français et qu’on organise ces débats pour qu’ils voient nos différences".