Les fleuristes en ligne cherchent des relais de croissance Deux métiers très différents pour un même marché

Les fleuristes en ligne se répartissent en deux métiers différents. Les spécialistes de la transmission florale, d'une part, qui s'appuient sur un réseau de fleuristes, et d'autre part les pure players, qui confectionnent eux-mêmes les bouquets qu'ils envoient. Dans la première catégorie figurent notamment Interflora, Florajet et Euroflorist. La seconde regroupe entre autres Aquarelle, BeBloom, Le Bouquet nantais mais aussi le site de e-commerce de Au Nom de la rose. Des modèles économiques distincts qui se partagent pourtant le même marché : celui de la vente en ligne de fleurs, estimée entre 40 et 45 millions d'euros en 2008.

 

"Nous sommes arrivés à l'équilibre entre retail physique et Internet"

Les deux premiers acteurs du secteur, Aquarelle et Interflora, se partageraient à peu près équitablement 70 % de part de marché, d'après le coprésident et cofondateur du premier, Henri de Maublanc, qui réalisait en 2008 un chiffre d'affaires France de 27 millions d'euros. Avec un peu plus de 20 millions d'euros de chiffre d'affaires Web (et autant apportés par les fleuristes de son réseau), Florajet se positionne au troisième rang du e-commerce de fleurs. Arrivent ensuite BeBloom et Au Nom de la Rose, qui réalise 3 millions d'euros de ventes en ligne, sur ses 20 millions d'euros de chiffre d'affaires France. Le Bouquet nantais annonce pour sa part 3 millions d'euros de ventes en VAD, dont Internet représente la plus grosse partie.

 

Si ce marché a, d'après Henri de Maublanc, crû de 50 % en 10 ans, son développement tend désormais à ralentir. Un constat partagé par le directeur général de Au Nom de la rose, Farid Djouad-Guibert, qui estime lui-aussi que le marché arrive à maturité : "Sa croissance est encore de 10 % par an, mais elle va décliner jusqu'à atteindre la stabilité en 2010. Comme aux Etats-Unis, où la croissance commence aussi à stagner, nous sommes arrivés à l'équilibre entre retail physique et Internet." Le directeur commercial de Florajet s'attend également à ce que le e-commerce de fleurs arrive à un plateau en 2010.

 

Dans ce contexte, les différents acteurs adoptent des stratégies variées. Plusieurs pure-players se laissent tenter par la diversification et les spécialistes de la transmission florale essaient de renforcer leur réseau, quand Au Nom de la rose s'attache à multiplier les synergies entre site marchand et points de vente.