Uber va lancer un service de livraison e-commerce de grande envergure

Uber va lancer un service de livraison e-commerce de grande envergure Aux Etats-Unis, la société a lancé un projet pilote de livraison le jour-même, qui utilise ses chauffeurs de VTC et ses coursiers. Neiman Marcus, Tiffany's et Hugo Boss y participent.

La société californienne se prépare à lancer un programme de livraison le jour-même qui utilisera aussi bien ses chauffeurs de VTC que ses coursiers UberRush, révèle Techcrunch. Selon le site d'information, plus de 400 marchands seraient en discussion avec Uber ou testent déjà le service, parmi lesquels Neiman Marcus, Louis Vuitton, Tiffany's et Hugo Boss. Ainsi, l'application de m-commerce Spring participe manifestement au pilote de ce programme, puisqu'elle vient d'envoyer un email à ses utilisateurs pour leur proposer une livraison UberRush sur certaines marques qu'elle commercialise. Une façon intéressante pour Uber de se lancer sur le créneau, car Spring dispose d'un back-office sur lequel les marchands indiquent leur inventaire. Pour ajouter la couche de livraison d'Uber, ils n'ont plus qu'à effectuer une mise à jour quotidienne.

One app to bind them all...

Certes, la start-up avait déjà organisé une opération à New York en juin dernier avec une sélection de cinq marchands pour faire connaître son service de coursiers UberRush. Mais au vu du document interne que s'est procuré Techcrunch, ses ambitions aujourd'hui sont bien plus conséquentes. En particulier, Uber aurait développé une application spécifique pour les livraisons e-commerce, via laquelle ses chauffeurs et coursiers reçoivent ces demandes. Il est néanmoins prévu qu'une application unique finisse par remplacer les applis existantes et répartisse intelligemment sur la flotte aussi bien les courses des voyageurs que les livraisons.

Ces derniers mois, Uber a multiplié les initiatives en matière de livraison à la demande. UberFresh a commencé à livrer des plats d'une sélection de restaurants à Los Angeles, s'est rebaptisé UberEats, puis a ouvert à Barcelone et lance aujourd'hui Chicago et New York. La start-up s'est aussi essayée à la livraison de produits pour la maison avec UberEssentials mais le test n'a pas été poursuivi. Avec l'actuel pilote de son programme Uber Merchant Delivery, elle semble cibler des marques bien plus haut de gamme, présentes en ligne mais commercialisées dans la distribution physique. Selon Techcrunch, le Californien envisageait initialement de travailler avec des grands e-commerçants tels qu'Amazon, pour finalement décider qu'il serait plus intéressant de prendre en charge les livraisons depuis des commerces locaux que depuis des entrepôts. A condition bien sûr que ceux-ci sachent tenir leur stock à jour, condition sine qua non pour tous les services de dernier kilomètre de ce genre.

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