Deux ans après son entrée en bourse, l'adtech Invibes lève 2 millions d'euros

Deux ans après son entrée en bourse, l'adtech Invibes lève 2 millions d'euros La société française qui propose des formats pubs in-feed veut se lancer sur un nouveau gros marché européen, l'Allemagne ou le Royaume-Uni.

Près de deux ans après son introduction en bourse, la belle histoire entre le spécialiste de la publicité in-feed Invibes et le marché libre d'Euronext se poursuit puisque l'adtech française annonce une levée de 2 millions d'euros auprès de quatre fonds small cap : Financière Arbevel, Inocap Gestion, Generis Capital et Turgot AM. "Nous avons bouclé l'opération en moins d'un mois", précise le CEO Nicolas Pollet, d'autant plus enthousiaste qu'il a encore en mémoire les longs marathons que constituaient les processus de levée de fonds auprès des VC traditionnels.

Les fonds levés doivent permettre à Invibes de poursuivre son développement commercial sur ses marchés existants : en France, en Espagne et en Suisse. L'adtech, qui a réalisé près de 3,9 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2017 pour un million d'euros d'Ebitda, ambitionne de recruter des commerciaux, des profils tech et des fonctions support.

"L'objectif est d'être présent dans quatre à cinq pays suffisamment importants pour discuter avec la maison-mère européenne d'un annonceur"

"Nous avons véritablement lancé le marché espagnol en septembre et y comptons déjà une dizaine de clients dont Ikea ou BMW", précise Nicolas Pollet. La société aux 40 collaborateurs réfléchit également à s'attaquer à un nouveau gros marché en Europe. "Nous hésitons entre l'Allemagne et le Royaume-Uni. L'objectif c'est d'être présent, à terme, dans quatre à cinq pays suffisamment importants pour nous permettre de discuter avec la maison-mère européenne d'un annonceur." C'est le modèle qui a permis à un Facebook de devenir incontournable dans les plans médias online des agences et annonceurs.

Alors que tout le marché s'emballe sur le programmatique, Invibes fait un autre pari. "Si Netflix vient chez nous c'est parce qu'il y trouve des formats qu'on ne voit pas en Open RTB. Plutôt que de nous connecter à des dizaines de DSP, nous préférons jouer la carte de la différence. Notre inventaire est accessible uniquement via notre technologie et les formats que nous proposons sont propriétaires", détaille Nicolas Pollet. Les 140 annonceurs déjà séduits, dont Netflix, McDonald's ou Sony, peuvent venir choisir dans une vingtaine de formats, "dont trois nouveaux sont apparus depuis début 2018".

"On discute avec des sites e-commerce pour commercialiser leur data à travers notre réseau. "

Le patron d'Invibes identifie 3 piliers stratégiques : le reach, les formats et la data. Sur le premier point, sa société est déjà bien lotie puisqu'elle comptait 36,8 millions de visiteurs uniques en novembre 2017 selon Médiamétrie/Netratings, pas très loin d'un Teads (42,8 millions de VU). Une audience rendue possible par les partenariats noués avec près de 200 sites médias en Europe.

Côté data, Invibes, qui propose déjà des options de ciblages socio-démo ou comportementales, souhaite aller plus loin. "On discute avec des sites e-commerce pour leur proposer de commercialiser leur data à travers notre réseau. Ce serait un vrai plus pour nos annonceurs qui désirent pour beaucoup pouvoir toucher les intentionnistes."

Et toujours :

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