Les métiers de l’immobilier en pleine mutation : digital et indépendance, une combinaison 100% gagnante !

En 2017, Ubliflow publiait un livre blanc sur les compétences de l’agent immobilier de demain, dans lequel l’entreprise indiquait que l’agent de demain devrait non seulement être en veille sur les outils de communication digitaux, mais aussi être avant-gardiste quant à leur utilisation pour optimiser ses actions commerciales.

Plus récemment, deux chercheurs d’Oxford ont prédit, à 97%, la disparition du métier d’agent immobilier au cours des prochaines décennies (source : latribune.fr). En effet, l’agent immobilier, tel que nous l’entendons au sens traditionnel, est en pleine mutation et risque bien de s’effacer au profit d’un métier évolué et davantage tourné sur le digital.


Immobilier : Prendre le pas du “tout digital”
Aujourd'hui, les enjeux et impacts de la transformation digitale dépassent le “cadre IT” puisqu’il s’agit d’une transformation profonde et globale des entreprises et de leurs business modèles. En effet, la révolution numérique que nous connaissons depuis plusieurs années n’est désormais plus un simple effet de mode, mais davantage une tendance de fond qui nous amène à adopter de nouveaux usages. A l’heure où l’on peut acheter une paire de chaussures en 3 clics sur la toile, le secteur de l’immobilier est, quant à lui, en retard. Pourtant précurseur puisque les premiers sites d’annonces en ligne ont fait leur apparition en 1996, et que le secteur de l’immobilier a rapidement vu s’installer des sites web vitrines, pour lesquels ont été développé un panel de services très complet : visite virtuelle, comparateurs de prix, modélisation 3D… et malgré cette longueur d’avance, la transformation digitale ne s’est pas développée et le cœur de métier d’agent immobilier est resté traditionnel jusque très récemment. Les économies d’échelle et gains de productivité (notamment le gain de temps) apportés par le numérique sont réels et considérables dans le métier : les processus de gestion tels que le classement des dossiers et la récupération de documents représentent, entre autres, une vraie perte de temps et donc d'argent. En incluant des mécanismes de signature de bail électronique ou encore de digitalisation du partage de documents par exemple, on peut considérer que les frais sont nettement réduits. En parallèle, le traitement de données par algorithmes et intelligence artificielle permettent d'optimiser encore davantage ce gain de temps. Les économies liées au numérique sont multiples et non négligeables. En incluant le digital au cœur de leurs stratégies, les métiers de l’immobilier voient donc peu à peu s’ouvrir de nouvelles perspectives pour être toujours plus compétitifs et avant-gardistes. Globalement pour les agents immobiliers, la digitalisation est synonyme de : simplification, automatisation et sécurisation. La transformation digitale de ce secteur doit opérer.
L’indépendance, un facteur-clé pas toujours évidentNéanmoins, les agents et mandataires immobiliers ressentent un besoin d’accompagnement dans ces process de digitalisation. Le terme “digital” ou “numérique” étant souvent synonyme de “déshumanisation” dans l’esprit général, il reflète un besoin d’accompagnement et va donc également à l’encontre de ce désir d’indépendance et de liberté rencontré notamment chez les agents expérimentés et seniors.

Cela est dommageable, car la réalité est bien contraire ! Les outils numériques sont aujourd’hui de véritables supports au secteur, permettant ainsi de gérer ses transactions en complète autonomie. L’évolution du métier fait que, prochainement, les réseaux immobiliers 100% digitaux seront légion, mais il y en a encore trop peu pour les raisons évoquées ci-dessus.Au delà, ce qui peine à évoluer également dans ce secteur et qui est pourtant garant de l’indépendance et de la volonté d’évolution, c’est la rapport qualité/prix. Trop souvent, les agents immobiliers en réseaux ou en agences paient un abonnement mensuel pour s’équiper de solutions digitales qui leur permettront de mieux vendre, mais ils ne touchent que 30 à 70% des honoraires de vente (dans le meilleur des cas). Cela représente donc un investissement mensuel pour eux, pas forcément rémunérés à leur juste valeur.

Et là est le nerf de la guerre : savoir évoluer avec son temps, transformer le métier petit à petit en le digitalisant et en accompagnant l’autonomie des professionnels, mais surtout rémunérer les agents et mandataires à la hauteur de leur travail et de leurs efforts !