Smile & Pay lève 2,5 millions d'euros pour sa solution d'encaissement par carte bancaire

Smile & Pay lève 2,5 millions d'euros pour sa solution d'encaissement par carte bancaire La start-up française compte accélérer son développement commercial en France. Elle vise les artisans, autoentrepreneurs, professions libérales.

La carte bancaire n'est pas près de laisser sa place au paiement mobile. C'est en tout cas ce que pense Smile & Pay, une start-up qui propose à moindre coût une solution d'encaissement par carte bancaire pour petits commerçants, autoentrepreneurs et professions libérales. La fintech parisienne vient de lever 2,5 millions d'euros auprès de Truffle Capital. C'est le troisième investissement de la part de la société de capital-risque (600 000 euros en 2014 et 980 000 euros en 2016), présente aux côtés de la start-up depuis ses débuts en 2014 : elle en est même le cofondateur, avec  Marc Le Mouel, ancien directeur général de MoneyLine (racheté en 2006 par Ingenico). En 2015, la jeune pousse avait rejoint l'incubateur de Truffle Capital avant de s'installer récemment dans un espace de coworking à Neuilly-sur-Seine.

Cette nouvelle levée de fonds doit permettre à cette société de 15 salariés de devenir "un acteur référent sur le marché français", précise le dirigeant, qui estime à 1 million le nombre de petites entreprises potentiellement clients en France. Smile & Pay doit faire face à la concurrence du Suédois iZettle, arrivé en France en 2015 et du Britannique SumUp, présent depuis décembre 2012 dans l'Hexagone. Difficile de connaître leurs parts de marché respectives car aucune des trois sociétés ne communique sur le sujet.

Smile & Pay planche sur de nouveaux produits pour la fin du premier trimestre ou début du deuxième trimestre 2018

Smile & Pay allouera donc une grande partie de ce financement à son développement commercial. Elle a récemment amélioré son offre en proposant le paiement par carte bancaire en sans contact sur ses terminaux Pocket Smile. Le prix reste le même : 79 euros HT, une commission dégressive comprise entre 1,2 et 2%, et aucun  abonnement (contrairement aux banques)."Nous voulons accompagner les entrepreneurs qui démarrent mais aussi ceux qui développent leur activité", indique Marc Le Mouel.

Smile & Pay espère aussi développer son offre "Maxi Smile", un appareil qui ressemble comme deux gouttes d'eau à des terminaux de paiement classiques. Il est doté d'une imprimante et d'un forfait data compris dans l'offre. "Ce terminal est plutôt destiné à ceux qui veulent l'utiliser en mobilité ou alors ceux qui ont absolument besoin d'un ticket", explique le dirigeant. La société planche sur de nouveaux produits pour la fin du premier trimestre ou début du deuxième trimestre 2018 mais ceux-ci restent encore confidentiels.

Grâce à la levée de fonds, Smile & Pay prévoit également d'investir dans la technologie et de poursuivre ses efforts dans la conformité en vue de la directive européenne des services de paiement (dont l'entrée en pratique est prévu en septembre 2019) et du règlement européen sur la protection des données personnelles qui entrera en vigueur en mai prochain.

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