Avec Altadis puis Imperial-Tobacco, la Seita est partie en fumée

Il ne reste que 4 usines en France. ©   Vladimir Melnik - Fotolia.com

Entre son projet de privatisation, en 1993, et son entrée dans le giron d'Imperial Tobacco courant 2008, la SEITA, fameuse manufacture des tabacs de l'Etat, a vécu au rythme des restructurations et des fermetures d'usines. En 1993 ce sont les sites de Dijon et Maçon qui ont fermé leurs portes. En 1997, ceux de Châteauroux et Périgueux. En 2003, son changement de nom en Altadis ne change rien. Au contraire. Lille est condamnée à fermer en 2005, tout comme Tonneins et Morlaix. A chaque fois ce sont entre 250 et 500 personnes qui se retrouvent sur le carreau. Une vraie purge qui porte un coup fatal au secteur du tabac en France. Jusqu'aux activités connexes, comme la fabrique d'allumettes de Saintine, fermée elle aussi. Racheté par Imperial Tobacco en janvier 2008, Altadis continue à être restructurée. Les derniers sites condamnés sont Metz et Strasbourg. Il n'en reste plus que 4 contre une trentaine avant la privatisation.


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