Renault repasse dans le vert au premier semestre 2026 avec un chiffre d'affaires en hausse de 9,5%, atteignant 30,25 milliards d'euros
Renault est sorti du rouge au premier semestre 2026 et a vu son chiffre d'affaires augmenter de près de 10%, au-dessus des attentes des analystes. Cette performance marque un retour à la rentabilité pour le groupe automobile français, après une année 2025 marquée par une lourde perte liée à la dépréciation de ses actifs dans Nissan.
Le chiffre d'affaires du premier semestre a fait un bond de 9,5%, à 30,25 milliards d'euros. Ce résultat dépasse le consensus d'analystes FactSet, qui tablait sur un chiffre d'affaires semestriel de 29,05 milliards d'euros. Cette progression est soutenue par "un effet des ventes à partenaires fortement positif" comme Mitsubishi et Nissan à l'usine de Douai (nord de la France), et un "effet volume légèrement positif", a précisé le groupe.
L’essor de l’électrique et du financement
Outre les ventes aux partenaires, la croissance du chiffre d'affaires vient aussi du succès des voitures électriques malgré leurs coûts de production plus élevés, a détaillé Renault, ainsi qu'à une hausse de l'activité de financement pour les clients. Au premier semestre, les ventes de véhicules électriques ont augmenté de 47,6%, représentant 18,6% des ventes du groupe sur la période, soit une croissance de 6,5 points de pourcentage par rapport aux six premiers mois de 2025.
Sur les six premiers mois de l'année, le constructeur automobile français a au final dégagé un bénéfice net de 705 millions d'euros après une perte de 11,19 milliards un an plus tôt liée à la dépréciation de ses actifs dans Nissan. Sans prendre en compte cette opération de nettoyage comptable, le constructeur a amélioré son bénéfice : il s'affichait à 461 millions d'euros au premier semestre 2025 ajusté de l'impact Nissan.
Renault a confirmé ses perspectives financières pour l'année 2026, à savoir une marge opérationnelle "d'environ 5,5% du chiffre d'affaires" et une génération de cash de l'automobile "d'environ 1 milliard d'euros".