La France conserve sa place de deuxième exportateur mondial d'armement
Avec 21,2 milliards d'euros de prises de commandes enregistrées en 2025, la France enchaîne une deuxième année consécutive au-dessus de la barre symbolique des 20 milliards d'euros. Cette performance consolide son rang de deuxième exportateur mondial de systèmes de défense derrière les Etats-Unis. Selon le Stockholm International Peace Research Institute (Sipri), la France conforte sa place de deuxième exportateur (9,6% du total), devant la Russie (7,8%), mais loin derrière les Etats-Unis (43%).
L'Asie s'est affirmée comme le premier débouché de l'industrie tricolore, concentrant 43% des prises de commandes globales sur l'année écoulée. La signature de la méga-commande indienne pour 26 Rafale Marine destinés à la marine de New Delhi constitue la pierre angulaire de ce bilan, confirmant le chasseur de Dassault comme le principal vecteur des exportations nationales.
L’Europe décroche malgré le réarmement
En contraste avec la dynamique asiatique, l’Union européenne ne représente que 27% des contrats, malgré son réarmement.
Les systèmes de défense antiaérienne et la catégorie des missiles ont de leur côté enregistré une progression de 15% des ventes à l'international. Cette dynamique commerciale sécurise l'activité de la base industrielle et technologique de défense (BITD), un écosystème de 240 000 emplois industriels répartis sur le territoire national.
Cette dépendance accrue aux grands contrats de grand export expose la France aux arbitrages géopolitiques des pays tiers et à l'émergence d'acteurs industriels plus agiles. Le volume des exportations-importations est resté "à peu près au même niveau" depuis 2010, mais on a assisté à la réorientation de ceux-ci, surtout à partir de 2020.