Le PDG de Volkswagen, Oliver Blume, reconnaît que le groupe est plongé dans une situation "plus que critique" et envisage des suppressions massives d'emplois
Le groupe Volkswagen est dans une situation "plus que critique". C'est son PDG, Oliver Blume, qui l'affirme dans une publication interne de l'entreprise. Selon la direction, cette crise est la conséquence du contexte géopolitique et de la concurrence chinoise. Des suppressions massives d'emplois sont envisagées.
En juillet, Volkswagen avait déjà évoqué jusqu'à 50 000 suppressions de postes, sans toutefois prendre de décision définitive. Plusieurs réunions entre le patron de Volkswagen, Oliver Blume, et le personnel sont prévues cette semaine. La direction doit présenter de nouvelles mesures d'économies.
A ce stade, aucune fermeture n'est actée. Oliver Blume assure que ce serait la dernière solution, car c'est la plus coûteuse. Selon ses projections, plusieurs sites, notamment Zwickau et Hanovre, pourraient ne plus être rentables d'ici 2030.
Tensions sociales et inquiétudes syndicales
La patronne du puissant syndicat IG Metall, Christiane Benner, a déjà averti que les salariés s'opposeraient à toute fermeture d'usine. La perspective de suppressions massives d'emplois et de possibles fermetures de sites suscite de vives inquiétudes parmi les salariés et les syndicats.
Le PDG du groupe Volkswagen met en cause la concurrence chinoise, notamment dans l'électrique, mais aussi les droits de douane américains, la guerre au Moyen-Orient et le poids des réglementations. Il souligne que le niveau actuel de bénéfices ne permet pas à l'entreprise à long terme d'investir dans les nouvelles technologies ou nouveaux produits. "Volkswagen et toute l'industrie automobile allemande traversent la plus grande tourmente de leur histoire", affirme Oliver Blume.