L'ère de la finance incarnée : pourquoi les réseaux sociaux sont le nouveau visage de la confiance
A l'aube du " grand transfert de richesse " près de 3500 milliards de dollars changeront de mains en Europe d'ici 2025.
Selon un rapport de Seismic, à l’aube du « grand transfert de richesse » près de 3500 milliards de dollars changeront de mains en Europe d’ici 2025, imposant aux institutions une modernisation profonde de la relation client.
Pourquoi la finance ne peut plus se contenter d’une communication institutionnelle
La fidélité des clients ne repose plus uniquement sur les produits ou des taux, mais sur la capacité des institutions à délivrer une information financière personnalisée, là où les clients se trouvent. Selon une étude d’Opinion Way, en France, ce virage est déjà pris par le public : 63% des Français consultent des contenus dédiés à l’épargne et à l’investissement sur les réseaux sociaux et 45% le font au moins une fois par semaine. Pour les entreprises et en particulier les acteurs financiers, l’époque où les réseaux sociaux se limitaient à un simple canal de diffusion de publicités ou de communiqués de presse est révolue. Aujourd’hui, les clients n’entrent plus en conversation avec des marques, mais avec d’autres personnes.
Pourtant, toujours selon Seismic, 73% des entreprises de gestion de patrimoine en France identifient leur incapacité à délivrer des communications personnalisées et opportunes comme leur principal défi. Une communication strictement institutionnelle apparaît aujourd’hui trop rigide au regard des attentes d’une nouvelle génération en quête de digitalisation et d’hyperpersonnalisation.
Réengager des clients défiants grâce à une parole experte et incarnée
Le public français reste fortement marqué par la défiance : 89% des Français craignent que les influenceurs financiers ne dissimulent des arnaques (Opinion Way). Pour restaurer la confiance, les institutions financières doivent faire évoluer leurs pratiques et permettre à leurs collaborateurs d’incarner une parole experte, technique et crédible. Cette incarnation est d’autant plus nécessaire que de nombreux Français reconnaissent que les contenus diffusés sur les réseaux sociaux contribuent à simplifier des sujets financiers souvent perçus comme trop complexes.
Le conseiller en gestion de patrimoine moderne est appelé à devenir un véritable leader d’opinion, notamment sur LinkedIn, perçue comme la plus prometteuse pour bâtir une réputation professionnelle. En partageant des contenus pédagogiques et inspirants, il instaure une relation de confiance à un niveau bien plus forte que celles générées par les approches traditionnelles.
En France, LinkedIn demeure une plateforme de choix pour s’informer sur les sujets financiers. La plateforme est de plus en plus plébiscitée par les cadres et les hauts revenus, selon Opinion Way.
Comment industrialiser la communication sur les réseaux sociaux
Dans un environnement particulièrement réglementé comme les services financiers, la conformité constitue un défi majeur. En effet, chaque prise de parole ou publication sur les réseaux doit respecter le cadre légal du secteur dans lequel évolue le conseiller. Qui dit publication, dit aussi exposition et donc risque potentiel sur la réputation et l’image de la marque en cas de manquement aux exigences réglementaires. Un des autres freins à l’industrialisation demeure opérationnel : 47% des dirigeants européens font face à une résistance au changement de la part de leurs conseillers, tandis que le nombre d’entre eux soulignent un manque de temps ou d’expertise interne.
Pour autant, l’industrialisation de ces pratiques repose sur trois leviers clés. Le premier réside l’utilisation de l’IA pour moderniser l’engagement client. Le second levier concerne le déploiement de plateformes capables de fournir aux équipes un flux automatisé de contenus pertinents et conformes, garantissant une présence active sans alourdir la charge de travail. Enfin, cette transformation suppose une clarification les rôles entre marketing et vente, ainsi que l’adoption d’une stratégie de gouvernance adaptée.
En donnant à leurs collaborateurs les moyens de s’exprimer avec authenticité, les institutions financières transformeront un défi de conformité en un avantage concurrentiel durable.