L’avenir du travail ou les conséquences de l’essor de la “gig” économie

Selon LinkedIn, les freelances représenteront 43 % de la main-d'œuvre mondiale d'ici 2020, contre seulement 6 % en 1989. La progression de l'économie de partage, une consommation de moins en moins prédictible, le changement de la relation au travail et à l’entreprise… Autant de mutations qui ont pour conséquence que les emplois temporaires sont de plus en plus présents sur notre marché.

La "gig" économie fait référence à un paysage du travail où les emplois ne s’inscrivent plus dans la durée, mais sur de courtes périodes pour répondre à des besoins précis, notamment poussés à leur extrême par certaines plateformes... Et elle inspire aussi les entreprises classiques n’ayant pas la capacité d’anticiper les demandes erratiques de leurs clients, et qui ont de plus en plus souvent recours à des contrats à durée déterminée, des contrats intérimaires ou des indépendants pour renforcer leur équipe permanente.

En France il y a encore une vraie tendance à conserver l’intelligence et les savoir-faire au sein de l’entreprise mais depuis la crise de 2008 et les changements qui en ont résulté sur le marché, les entreprises considèrent la sous-traitance comme une alternative pour gérer plus efficacement leurs effectifs. Certaines externalisent même des pans entiers de leurs activités, et y compris dans des domaines comme la recherche ou les ventes.  

Même si les écarts tendent à se réduire, la France est loin des modes de fonctionnement de marchés comme l'Australie, le Royaume-Uni ou les États-Unis, où les travailleurs ne faisant pas partie de l’entreprise peuvent représenter jusqu'à 30% des équipes.

Sans atteindre ces chiffres, un nombre croissant de travailleurs se mettent à leur compte ne souhaitant plus vivre la relation classique employeur-salarié, préférant une relation client-fournisseur. Le recours au travail temporaire s’est aussi accéléré et il touche maintenant tous les secteurs et toutes les catégories de métier.

Par ce biais, les entreprises externalisent notamment leurs difficultés à recruter, former et fidéliser des talents qu’elles ne peuvent pas garder indéfiniment, ceux-ci n’étant appelés que pour répondre à des pics d’activité ou des projets nécessitant une expertise absente en interne.  

Pour accompagner une telle demande, les partenaires des entreprises doivent avoir une réelle capacité à détecter les compétences techniques et comportementales des talents, doublée d’une parfaite connaissance du marché pour anticiper et assurer une adéquation entre formations et besoins des clients... avec comme objectif de fidéliser dans la durée les talents en leur assurant des successions de missions, proche d’un temps plein. Dans ce contexte, les agences d’emploi ont une carte maîtresse à jouer pour être aux côtés des entreprises dans ce changement et leur proposer les meilleurs talents, fidélisés notamment avec des avantages sociaux, des salaires pouvant être plus élevés que pour les permanents et une relation digitalisée pour leur simplifier le quotidien tout en restant en contact avec eux, tout au long des missions chez les clients.

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