Fimalac monte au capital de Webedia pour booster sa croissance

Fimalac monte au capital de Webedia pour booster sa croissance Le groupe détient désormais 79,14% de sa filiale digitale et a sorti le porte-monnaie pour financer les près de 120 millions d'euros déboursés en acquisitions en 2014.

On le sait, Fimalac veut faire de Webedia un poids lourd de l'Internet, en France et en Europe et s'en donne les moyens. Mais le rapport annuel du groupe de Marc Ladreit de Lacharrière le démontre. Fimalac a en effet porté sa participation dans le capital de Webedia de 65,2 à 79,14%, fin 2014. Un opération effectuée à la faveur d'une augmentation de capital de 90 millions d'euros et du rachat des parts de certains actionnaires à hauteur de 6,7 millions d'euros. Histoire de donner les coudées franches à sa filiale, la maison-mère lui a en plus octroyé une avance de 36,4 millions d'euros (qui porte à 44 millions d'euros le montant prêté à la date de clôture de l'exercice 2014). "Une grande partie de cette somme a permis de financer les acquisitions réalisées en 2014", nous explique le patron de Webedia, Cédric Siré. Citons notamment les 92,6 millions d'euros qui ont été déboursés pour racheter 100% de Jeuxvideo.com et les 3,3 millions d'euros pour la totalité d'Overblog. 

Le groupe se réserve la possibilité de monter au capital de Diwanee et Melberrie 

Les 55,5% du portail de contenus et d'e-commerce Diwanee, très actif au Moyen-Orient, lui ont coûté 12,1 millions d'euros et les 60% du MCN Melberries, 1,4 million d'euros. Le groupe se réserve d'ailleurs la possibilité de resserrer son étreinte sur ces deux derniers et comptabilisé une dette de 15,4 millions d'euros en contrepartie des capitaux propres minoritaires. Résolument tourné vers l'international, Webedia a également renforcé sa présence en Allemagne via sa filiale Allociné et l'acquisition d'une partie de l'activité liée au site de cinéma, MoviePilot, en juin 2014 pour un montant de 14,9 millions d'euros.

Le pôle "Digital", constitué principalement des sociétés Webedia, Allociné, 750g et Jeuxvideo.com, a réalisé près de 62,3 millions d'euros de chiffre d'affaires, pour un résultat opérationnel courant de 8 millions d'euros, en 2014. L'intégration des revenus de Jeuxvideo.com, Diwanee, Melberries et Overblog s'étant effectuée au prorata temporis, celle-ci reste peu significative compte tenu des dates d'acquisition. Elle est estimée à 9,3 millions d'euros de chiffre d'affaires et 1,5 million d'euros de résultat opérationnel. Un site comme Jeuxvideo.com a, à titre d'exemple, réalisé près de 15 millions d'euros de chiffre d'affaires pour un Ebitda supérieur à 40% au cours de l'exercice. Normes comptables mises de côté, les 80 millions d'euros de chiffre d'affaires visés en 2014 sont donc bien atteints, comme nous le confirme Cédric Siré.

A peine 15% du CA réalisé à l'international

Le groupe qui comptait, fin 2014, 711 collaborateurs (contre 415 au début de l'exercice) a désormais plus que jamais l'international dans son viseur. Déjà présent Allemagne, en Espagne, au Brésil et au Moyen-Orient, Webedia veut désormais y accélérer la cadence sur les cinq thématiques autour desquelles il a construit son expertise et sa croissance : la mode / beauté, le cinéma, les jeux-vidéos, la cuisine / gastronomie et enfin le tourisme. "Avec toujours la même logique, racheter des audiences ou des services qui permettent de les monétiser au mieux", rappelle Cédric Siré. 

Un nouveau challenge, alors que le déséquilibre entre poids des audiences et part dans le chiffre d'affaires reste réel. Le groupe réalisait près de 58% de son audience totale en dehors de la France début 2015, mais n'y a réalisé que 15% de son chiffre d'affaires. 

API / Webedia

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