Taxe d'habitation 2026 : locataire, résidence secondaire...

Taxe d'habitation 2026 : locataire, résidence secondaire...

Depuis le 1er janvier 2023, la taxe d'habitation sur la résidence principale est supprimée. Elle reste due pour les résidences secondaires et certains logements vacants selon des règles distinctes.

La taxe d'habitation sur la résidence principale est supprimée depuis le 1er janvier 2023 pour tous les contribuables. En revanche, les résidences secondaires et, plus largement, les locaux meublés non affectés à l'habitation principale restent soumis à la taxe d'habitation. Si vous êtes propriétaire et que votre bien n'a jamais fait l'objet d'une déclaration d'occupation, ou si sa situation a changé, vous devez mettre à jour la déclaration d'occupation des biens immobiliers sur le site des impôts au plus tard le 30 juin 2026. La déclaration 2026 doit refléter la situation d'occupation au 1er janvier 2026 et les changements intervenus depuis la précédente déclaration.

Comment déclarer vos biens immobiliers pour la taxe d'habitation ?

Afin de réaliser cette déclaration vous devez vous rendre sur votre espace personnel ou professionnel du site impots.gouv.fr, dans la rubrique "gérer mes biens immobiliers", puis dans l'onglet "biens immobiliers", pour enfin cliquer sur "déclaration d'occupation". Pour la démarche en ligne, vous aurez besoin de votre numéro fiscal et de votre mot de passe. Vous pourrez ainsi renseigner pour chacun de vos biens une déclaration d'occupation (résidence principale, résidence secondaire, local loué, local occupé à titre gratuit, local vacant), les informations suivantes : 

  • Les modalités d'occupation du local : par vous ou par une tiers personne.
  • La nature de l'occupation : résidence principale, résidence secondaire, logement loué, logement occupé à titre gratuit, logement vacant, logement meublé ou non.
  • L'identité des occupants : nom, prénom, date de naissance, pays, département et commune de naissance pour les personnes physiques ; dénomination et SIREN pour les personnes morales.
  • La période d'occupation : date de début et date de fin de la période d'occupation.
  • En cas de vacance : la raison de la vacance du local.
  • Pour le cas particulier des locations saisonnières : le début de la période de location saisonnière et les modalités de gestion du bien (en propre ou contrat de location avec gestionnaire excluant toute utilisation personnelle), le SIREN du gestionnaire ou celui du propriétaire le cas échéant, l'éventuelle classification en meublé de tourisme.
  • Le loyer mensuel hors charge (facultatif)

Soyez vigilant en remplissant votre déclaration car une amende de 150 € par local est encourue en cas d'absence, d'omission ou d'inexactitude des informations requises, sauf application d'une amende ou majoration plus élevée pour les mêmes faits ou local non déclaré.

Qui doit encore payer la taxe d'habitation en 2026 ?

La taxe d'habitation était due par tous, les locataires comme les propriétaires. Une réforme initié par le gouvernement en 2018 a progressivement fait disparaitre cet impôt local. 80% des foyers n'en ont pas payé du tout en 2020. Les foyers restants (les plus aisés) ont dû, eux, attendre 2023 pour que leur taxe d'habitation soit définitivement supprimée. La taxe d'habitation sur les résidences secondaires concerne désormais les locaux meublés affectés à l'habitation autres qu'à titre principal, sauf usage exclusivement professionnel et sous réserve des exclusions prévues au II de l'article 1407 du Code général des impôts. Un logement loué non meublé constituant la résidence principale du locataire n'est pas soumis à la taxe d'habitation. Les logements vacants relèvent, selon les cas, de la TLV ou de la THLV.

Un locataire doit-il payer la taxe d'habitation ?

La taxe d'habitation sur les résidences secondaires est due par la personne qui a la disposition ou la jouissance du logement au 1er janvier : propriétaire, usufruitier, ou locataire à l'année s'il s'agit de sa résidence secondaire. Néanmoins, le propriétaire peut éviter de payer la taxe d'habitation sur sa résidence secondaire. Pour cela, le logement doit être une location non meublée. En clair, si le bien est vide de meubles au 1er janvier de l'année d'imposition, aucune taxe d'habitation sur les résidences secondaires n'est établie. L'absence de THRS ne signifie pas nécessairement absence de toute imposition locale sur la vacance : selon les cas, le logement peut relever de la TLV ou de la THLV.

Taxe d'habitation majorée pour les résidences secondaires ?

Les communes situées dans des zones dites "tendues" peuvent majorer jusqu'à 60% la taxe d'habitation sur les résidences secondaires. Pour faire partie de ces zones spécifiques, une commune doit compter plus de 50 000 habitants et connaître un véritable déséquilibre entre l'offre et la demande, engendrant des difficultés en matière d'accès au logement. Le décret reporté ce mardi visait à élargir cette appellation de "zone tendue" à toutes les communes concernées par des tensions, y compris aux communes de moins de 50 000 habitants. La décision de l'exécutif a suscité la colère de l'Association nationale des élus du littoral (ANEL) qui souhaitait utiliser ce décret pour taxer plus fortement les résidences secondaires. L'enjeu est double pour les communes : d'une part, renflouer leurs caisses alors que l'année 2023 a entériné la suppression totale de la taxe d'habitation sur les résidences principales - une source de revenus importante pour les petites agglomérations - et d'autre part, dissuader l'implantation de touristes qui font automatiquement grimper les prix de l'immobilier dans ces communes.

Comment la taxe d'habitation est-elle calculée ?

La taxe d'habitation est calculée annuellement, selon votre situation au 1er janvier de l'année d'imposition. Cela signifie que si vous avez déménagé au cours de l'année au titre de laquelle l'imposition est établie, c'est sur votre adresse au 1er janvier que sera calculée votre taxe d'habitation. La THRS est calculée d'après la valeur locative cadastrale de l'habitation et de ses dépendances, multipliée par les taux votés par les collectivités locales ; aucun abattement ne s'applique aux résidences secondaires. Ces derniers sont actualisés chaque année.

Quelles sont les conditions pour ne pas payer la taxe d'habitation ?

Avec la mise en place de la réforme de la taxe d'habitation, les exonérations dites catégorielles qui existaient jusque-là sur la taxe d'habitation principale ont été supprimées. Sont concernés par la fin de ces exonérations catégorielles, qui étaient applicables dans certaines conditions de ressources et d'occupation du logement :

  • Les bénéficiaires de l'allocation aux adultes handicapés (AAH)
  • Les infirmes ou invalides ne pouvant subvenir par leur travail aux nécessités de leur existence
  • Les personnes âgées de plus de 60 ans
  • Les veufs ou veuves quel que soit leur âge
  • Les titulaires de l'allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) ou de l'allocation supplémentaire d'invalidité (Asi) qui, elles, n'étaient pas tenues de respecter des conditions de ressources.
    Nombre de part(s) Revenu fiscal de référence
    1 11 276 €
    1,25 12 781 €
    1,5 14 286 €
    1,75 15 792 €
    2 17 297 €
    2,25 18 802 €
    2,5 20 307 €
    2,75 21 813 €
    3 23 318 €
    Par demi-part supplémentaire 3 011 €
    Par quart de part supplémentaire 1 505 €

Comment faire une simulation de la taxe d'habitation ?

Il faut pour cela être capable de déterminer la surface locative de sa maison ou de son appartement. Il existe néanmoins sur Internet des simulateurs de calcul de surface locative. Par ailleurs, l'administration fiscale a exceptionnellement déployé un simulateur de taxe d'habitation sur son site Internet, afin de permettre aux contribuables toujours soumis à la taxe d'habitation de connaître le montant de l'économie qu'ils réalisent grâce à la diminution progressive de la taxe d'habitation.

Un étudiant doit-il payer la taxe d'habitation ?

Les étudiants occupant un logement pour leurs études étaient soumis à la taxe d'habitation avant sa suppression pour les logements principaux. Ils en étaient néanmoins exonérés s'ils occupaient un logement dans une résidence universitaire gérée par le Crous ou par un organisme similaire, ou une chambre meublée dans la maison d'un particulier. Les étudiants qui ne se trouvaient pas dans l'une de ces situations pouvaient tout de même se voir octroyer des allègements de taxe, en raison de leurs faibles ressources s'ils avaient souscrit une déclaration de revenus à leur nom (le centre des impôts calculait alors lui-même le dégrèvement auquel l'étudiant avait droit), ou en raison des faibles revenus de leurs parents s'ils étaient rattachés au foyer fiscal de ces derniers.

Taxe d'habitation sur un logement vacant, qui est concerné ?

Dans certaines communes, les logements vacants font l'objet d'une taxe bien spécifique, la THLV (pour Taxe d'Habitation sur les Logements Vacants). Sont considérés comme des logements vacants les biens "inhabités et vides de meubles, ou pourvus d'un mobilier insuffisant pour en permettre l'occupation" pendant au moins 2 ans à compter du 1er janvier de l'année d'imposition.

Taxe d'habitation et colocation : qui doit payer ?

La taxe d'habitation est établie au nom de l'un des occupants du logement et non au nom de tous les colocataires. L'administration n'établit qu'un seul avis ; la répartition entre colocataires relève ensuite de leur accord interne.

Un parking est-il compris dans le calcul de la taxe d'habitation ?

Les dépendances immédiates du logement, comme un parking privatif ou un garage, peuvent être prises en compte, même si elles ne sont pas attenantes.

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